Dernière mise à jour le 01/06/2026
Retour aux résultats (/)
ABACAVIR SANDOZ 300 mg, comprimé pelliculé sécable
Fiche info
Résumé des caractéristiques du produit
Notice
remboursable
sur ordonnance uniquement
générique
Date de l'autorisation : 30/12/2016
Indications thérapeutiques
Indications thérapeutiques
#top
Redirection vers le haut de page
ABACAVIR SANDOZ est indiqué dans le traitement de l'infection par le VIH (Virus de l’Immunodéficience Humaine).
ABACAVIR SANDOZ contient une substance active : l’abacavir. L’abacavir appartient à une classe de médicaments antirétroviraux appelés analogues nucléosidiques inhibiteurs de la transcriptase inverse (INTI).
ABACAVIR SANDOZ ne guérit pas complètement l'infection par le VIH ; il diminue la quantité de virus dans votre corps, et la maintient à un niveau bas. Il augmente également le nombre de cellules CD4 dans votre sang. Les cellules CD4 sont un type de globule blanc, important pour aider votre corps à combattre les infections.
Tout le monde ne répond pas au traitement par ABACAVIR SANDOZ de manière identique. Votre médecin s'assurera régulièrement de l'efficacité de votre traitement.
Groupe(s) générique(s)
#top
Redirection vers le haut de page
Ce médicament appartient au(x) groupe(s) générique(s) suivants :
ABACAVIR (SULFATE D') équivalant à ABACAVIR 300 mg - ABACAVIR 300 mg - ZIAGEN 300 mg, comprimé pelliculé (/medicament/affiche/groupe-generique/63797011/1370) Ouvrir la page de détail sur ce groupe générique
Composition en
substances actives
#top
Redirection vers le haut de page
Comprimé ( Composition pour un comprimé ) > abacavir 300 mg
Présentations #top
Redirection vers le haut de page > plaquette(s) aluminium de 60 comprimé(s)
Code CIP : 34009 300 899 5 8
Déclaration de commercialisation : 09/07/2018
Cette présentation est agréée aux collectivités (/glossaire#agrement-aux-collectivites)
Inscription sur la liste de rétrocession (/glossaire/retro.php) au titre de son AMM, selon les conditions précisées au Journal Officiel. Prix de cession (/glossaire/Prixcession.php) publié au Journal Officiel.
En pharmacie de ville :
Prix hors honoraire de dispensation : 104,95 EUR
Honoraire de dispensation (/glossaire#honoraire-de-dispensation) : 1,02 EUR
Prix honoraire compris : 105,97 EUR
Taux de remboursement :100%
Aller au glossaire
Service médical rendu (SMR (/glossaire#SMR)) #top
Cliquez ici pour accéder au glossaire sur le SMR Redirection vers le haut de page Ce médicament étant un générique, le SMR n'a pas été évalué par la commission de la transparence (CT), il est possible de se référer à la /aux spécialité(s) de référence du groupe générique auquel appartient ce médicament (cliquez ici pour aller à la rubrique des groupes génériques) (#heading-groupe-generique)
Amélioration du service médical rendu (ASMR (/glossaire#asmr)) #top Cliquez ici pour accéder au glossaire sur l'ASMR Redirection vers le haut de page
Ce médicament étant un générique, l'ASMR n'a pas été évalué par la commission de la transparence (CT), il est possible de se référer à la /aux spécialité(s) de référence du groupe générique auquel appartient ce médicament (cliquez ici pour aller à la rubrique des groupes génériques) (#heading-groupe-generique)
Autres informations #top Redirection vers le haut de page
Titulaire de l'autorisation : SANDOZ
Conditions de prescription et de délivrance : liste I (/glossaire#liste-I-et-II) Aller au glossaire
prescription initiale hospitalière annuelle
Statut de l'autorisation : Valide
Type de procédure : Procédure décentralisée
Code CIS : 6 379 701 1
Sommaire du résumé des caractéristiques du produit
1. DENOMINATION DU MEDICAMENT (#1._DENOMINATION_DU_MEDICAMENT)
2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE (#2._COMPOSITION_QUALITATIVE_ET_QUANTITATIVE)
3. FORME PHARMACEUTIQUE (#3._FORME_PHARMACEUTIQUE)
4. DONNEES CLINIQUES (#4._DONNEES_CLINIQUES)
4.1. Indications thérapeutiques (#4.1._Indications_thérapeutiques)
4.2. Posologie et mode d'administration (#4.2._Posologie_et_mode_d_administration)
4.3. Contre-indications (#4.3._Contre-indications)
4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi (#4.4._Mises_en_garde_spéciales_et_précautions_d_emploi)
4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions (#4.5._Interactions_avec_d_autres_médicaments_et_autres_formes_d_interactions)
4.6. Fertilité, grossesse et allaitement (#4.6._Fertilité,_grossesse_et_allaitement)
4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines (#4.7._Effets_sur_l_aptitude_à_conduire_des_véhicules_et_à_utiliser_des_machines)
4.8. Effets indésirables (#4.8._Effets_indésirables)
4.9. Surdosage (#4.9._Surdosage)
5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES (#5._PROPRIETES_PHARMACOLOGIQUES)
5.1. Propriétés pharmacodynamiques (#5.1._Propriétés_pharmacodynamiques)
5.2. Propriétés pharmacocinétiques (#5.2._Propriétés_pharmacocinétiques)
5.3. Données de sécurité préclinique (#5.3._Données_de_sécurité_préclinique)
6. DONNEES PHARMACEUTIQUES (#6._DONNEES_PHARMACEUTIQUES)
6.1. Liste des excipients (#6.1._Liste_des_excipients)
6.2. Incompatibilités (#6.2._Incompatibilités)
6.3. Durée de conservation (#6.3._Durée_de_conservation)
6.4. Précautions particulières de conservation (#6.4._Précautions_particulières_de_conservation)
6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur (#6.5._Nature_et_contenu_de_l_emballage_extérieur_)
6.6. Précautions particulières d’élimination et de manipulation (#6.6._Précautions_particulières_d_élimination_et_de_manipulation)
7. TITULAIRE DE L’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE (#7._TITULAIRE_DE_L’AUTORISATION_DE_MISE_SUR_LE_MARCHE)
8. NUMERO(S) D’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE (#8._NUMERO(S)_D’AUTORISATION_DE_MISE_SUR_LE_MARCHE)
9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE L’AUTORISATION (#9._DATE_DE_PREMIERE_AUTORISATION/DE_RENOUVELLEMENT_DE_L’AUTORISATION)
10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE (#10._DATE_DE_MISE_A_JOUR_DU_TEXTE)
11. DOSIMETRIE (#11._DOSIMETRIE)
12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES (#12._INSTRUCTIONS_POUR_LA_PREPARATION_DES_RADIOPHARMACEUTIQUES)
Résumé des Caractéristiques du Produit
ANSM - Mis à jour le : 16/04/2025
1. DENOMINATION DU MEDICAMENT #top
Redirection vers le haut de page
A B A C A V IR S A ND O Z 3 00 mg, c omp r i m é p ell i c u lé s éca b le
2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE #top
Redirection vers le haut de page
Chaque comprimé pelliculé sécable contient 300 mg d’abacavir.
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
3. FORME PHARMACEUTIQUE #top
Redirection vers le haut de page
Comprimé pelliculé sécable
Comprimés pelliculés jaunes, de forme oblongue, biconvexes et gravés « H » sur une face avec une barre de cassure et « A » et « 26 » séparés par la barre de cassure sur l’autre face (18,50 mm x 7,30 mm).
Le comprimé peut être divisé en doses égales.
4. DONNEES CLINIQUES #top
Redirection vers le haut de page
4.1. Indications thérapeutiques
ABACAVIR SANDOZ est indiqué, en association à d’autres agents antirétroviraux, dans le traitement de l’infection par le Virus de l’Immunodéficience Humaine (VIH) chez les adultes, adolescents et enfants (voir rubriques 4.4 et 5.1).
La démonstration du bénéfice de l’abacavir est principalement basée sur les résultats d’études conduites chez des patients adultes n’ayant jamais reçu d’antirétroviraux et traités selon un schéma posologique en 2 prises par jour (voir rubrique 5.1).
Avant de débuter un traitement contenant de l'abacavir, le dépistage de l'allèle HLA-B*5701 doit être réalisé chez tout patient infecté par le VIH, quelle que soit son origine ethnique (voir rubrique 4.4). L'abacavir ne doit pas être utilisé chez les patients porteurs de l'allèle HLA-B*5701.
4.2. Posologie et mode d'administration
ABACAVIR SANDOZ doit être prescrit par des médecins expérimentés dans la prise en charge de l’infection par le VIH.
ABACAVIR SANDOZ peut être pris au cours ou en dehors des repas.
Les comprimés doivent être idéalement avalés sans les écraser, afin de garantir l'administration de la dose complète.
L’abacavir est également disponible sous forme de solution buvable pour les enfants âgés de plus de trois mois et qui pèsent moins de 14 kg ou pour les patients pour lesquels la forme comprimé n'est pas appropriée.
Pour les patients dans l'incapacité d'avaler des comprimés, une autre alternative est d'écraser les comprimés et de les mélanger à une petite quantité de nourriture semi-solide ou de liquide, le tout devant être ingéré immédiatement (voir rubrique 5.2).
Adultes, adolescents et enfants (pesant au moins 25 kg) :
La posologie recommandée d’ABACAVIR SANDOZ est de 600 mg par jour. Cette dose peut être administrée soit sous la forme de 300 mg (un comprimé) deux fois par jour, soit sous la forme de 600 mg (2 comprimés) une fois par jour (voir rubriques 4.4. et 5.1.).
Enfants (pesant moins de 25 kg) :
Il est recommandé d'ajuster la posologie par tranche de poids pour les comprimés d’ABACAVIR SANDOZ.
Enfants pesant de ≥ 20 kg à : la posologie recommandée est de 450 mg par jour. Cette dose peut être administrée en deux prises journalières de 150 mg (un demi-comprimé) le matin et 300 mg (un comprimé entier) le soir ou en une prise journalière unique de 450 mg (un comprimé et demi).
Enfant pesant de 14 kg à : la posologie recommandée est de 300 mg par jour. Cette dose peut être administrée en deux prises journalières de 150 mg (un demi-comprimé) deux fois par jour ou en une prise journalière unique de 300 mg (un comprimé entier).
Enfants de moins de 3 mois : l'expérience clinique acquise chez les enfants de moins de trois mois est limitée et ne permet pas, par conséquent, d'établir de recommandations posologiques spécifiques (voir rubrique 5.2).
Les patients passant de deux prises journalières à une seule prise journalière devront prendre la dose journalière unique recommandée (comme décrit ci-dessus), en respectant un intervalle d'environ 12 heures après la dernière des deux prises journalières, puis continuer à prendre la dose recommandée une fois par jour (comme décrit ci-dessus) environ toutes les 24 heures. Les patients revenant à un schéma posologique en deux prises journalières devront prendre la première des deux prises journalières environ 24 heures après la dernière prise journalière unique.
Populations particulières :
Insuffisance rénale
Aucun ajustement posologique d’ABACAVIR SANDOZ n’est nécessaire chez les patients ayant une insuffisance rénale. Cependant, ABACAVIR SANDOZ n'est pas recommandé chez les patients atteints d’insuffisance rénale au stade terminal (voir rubrique 5.2).
Insuffisance hépatique
L’abacavir est principalement métabolisé au niveau hépatique. Aucune recommandation posologique définitive ne peut être faite chez les patients ayant une insuffisance hépatique légère (score de Child-Pugh de 5-6). Chez les patients ayant une insuffisance hépatique modérée ou sévère, aucune donnée clinique n’est disponible, par conséquent, l’utilisation de l’abacavir n’est pas recommandée, à moins qu'elle ne soit estimée nécessaire. Si l'abacavir est utilisé chez des patients ayant une insuffisance hépatique légère, ceux-ci devront alors impérativement faire l'objet d'une surveillance étroite, incluant si possible un contrôle des concentrations plasmatiques d'abacavir (voir rubrique 4.4 et 5.2).
Personnes âgées
Aucune donnée pharmacocinétique n’est actuellement disponible chez les patients âgés de plus de 65 ans.
4.3. Contre-indications
Hypersensibilité à l’abacavir ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1. Voir les rubriques 4.4 et 4.8.
4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi
Réa c t i ons d ’ h y pe rs en s i b i l i t é ( v o i r é g a l e m ent r ub r i q u e 4.8) :
L ’ a ba c a vi r e s t a ss o c i é à un r i s que de r éa c t i ons d ’ h y pe rs en s i b i li t é (v o i r r u b r i q ue 4. 8) c a r a c té r i s ées par de l a f i è v r e et/ o u u ne é r u pt i o n c u t an é e a i n s i q u e d ’ aut r es s y m p t ô m es t r adu i s a nt u ne att e i n t e m u l t i - o r ga n es. Des r éa c t i ons d ’ h y pe rs en s i b i l i té ont é té ob s e r v ées a v ec l ’ a ba c a vi r ; c e r t a i nes d ’ ent r e e l l es o n t m i s en j eu l e p r o n o s t i c vi t al du pa t i ent et, d a ns de r a r e s c a s, ont é té f at a l es l o rs q u ’ e l l es n ’ ont pas é té p r i s es en c h a r ge de f a ç on app r o p r i é e.
Le r i s q u e de d é v e l op p er une r éa c t i on d ’ h y p e rs en si b i l i té à l ’ a b a c a v i r e s t é l e v é c h e z l es pa t i e nts po r teu r s de l ’ a l l è l e H L A - B * 57 0 1. Ce p en d ant, d es r éa c t i ons d ’ h y p e rs en s i b i l i té à l’ a ba c a vi r ont é t é r appo r t é es c h e z des pa t i e n ts non po r teu r s d e c et a l l è l e m a i s a v ec u ne f r équ e n c e f a i b l e.
P ar c on s é qu e nt, l es r e c o m m andat i ons s u i v antes do iv ent ê t r e r e s pe c t é es :
· l e s ta t ut H L A - B * 5 701 du p a t i e n t d o i t t ou j ou r s êt r e r e c h e rc hé a v ant de d é buter l e t r a i te m ent,
· un t r a i te m ent par A B A C AV I R S A ND O Z ne d o i t j a m a i s êt r e d é bu t é c h e z l es p a t i en ts a y a nt u n s tatut H L A - B * 5 701 po s i t i f, ni c h e z l es p at i ents a y a nt u n s tatut H L A - B * 57 0 1 n éga t i f qui o n t présenté une suspicion de réaction d’hypersensibilité à l’abacavir au cours d’un traitement précédent contenant de l’abacavir (ex : abacavir/lamivudine, lamivudine/zidovudine/abacavir, dolutégravir/abacavir/ lamivudine),
· le traitement par ABACAVIR SANDOZ doit être immédiatement interrompu si une réaction d’hypersensibilité à l’abacavir est suspectée, même en l’absence de l’allèle HLA-B*5701. Retarder l’arrêt du traitement par ABACAVIR SANDOZ après l’apparition d’une réaction d’hypersensibilité peut entraîner une réaction menaçant le pronostic vital,
· après l’arrêt du traitement par ABACAVIR SANDOZ lié à une suspicion de réaction d’hypersensibilité, ABACAVIR SANDOZ ou tout autre médicament contenant de l’abacavir (ex : abacavir/lamivudine, lamivudine/zidovudine/abacavir, dolutégravir/abacavir/lamivudine) ne doit jamais être réintroduit,
· la reprise d’un traitement contenant de l’abacavir après une suspicion de réaction d'hypersensibilité à l’abacavir peut entraîner une réapparition rapide des symptômes en quelques heures. Cette récidive est généralement plus sévère que l'épisode initial et peut entraîner une hypotension menaçant le pronostic vital et conduire au décès,
· afin d'éviter toute reprise d’abacavir, il sera demandé aux patients ayant présenté une suspicion de réaction d'hypersensibilité, de restituer les comprimés restants d’abacavir.
Description clinique d’une réaction d’hypersensibilité à l’abacavir
Les réactions d’hypersensibilité à l’abacavir ont été bien caractérisées au cours des études cliniques et lors du suivi après commercialisation. Les symptômes apparaissent généralement au cours des six premières semaines de traitement par l'abacavir (le délai médian de survenue est de 11 jours), bien que ces réactions puissent survenir à tout moment au cours du traitement.
La quasi-totalité des réactions d’hypersensibilité à l’abacavir comporte de la fièvre et/ou une éruption cutanée. Les autres signes et symptômes observés dans le cadre de réactions d’hypersensibilité à l’abacavir sont détaillés dans la rubrique 4.8 (« Description de certains effets indésirables »), notamment les symptômes respiratoires et gastro-intestinaux. Attention, de tels symptômes peuvent conduire à une erreur diagnostique entre réaction d’hypersensibilité et affection respiratoire (pneumonie, bronchite, pharyngite) ou gastro-entérite.
Les symptômes liés à cette réaction d’hypersensibilité s’aggravent avec la poursuite du traitement et peuvent menacer le pronostic vital. Ces symptômes disparaissent généralement à l’arrêt du traitement par l’abacavir.
Dans de rares cas, des patients qui avaient arrêté un traitement par l’abacavir pour des raisons autres que des symptômes de réaction d’hypersensibilité, ont également présenté des réactions mettant en jeu le pronostic vital dans les heures suivant la réintroduction du traitement par l’abacavir (voir rubrique 4.8 « Description de certains effets indésirables »). La reprise de l’abacavir chez ce type de patients doit être effectuée dans un environnement où une assistance médicale est rapidement accessible.
Dy s f on c t i o n ne m ent m i to c hond ri al à la suite d’une exposition in utero
Les a na l og u es nu c l é o s i d i q u es et nu c l éo t i d i q u es peuvent avoir un impact p l us ou m o i ns s é v è r e sur la fonction mitochondriale, l’effet le plus marqué étant observé avec la stavudine, la didanosine et la zidovudine. D es c as de d y s f on c t i on n e m ent m i to c hond r i a l o n t été r appo r tés c he z des nou rr i s s ons non i n f e c tés p ar l e V I H, e x po s és i n ute r o et / ou e n pé r i o d e p o s t - nat a l e à des an a l o gues nu cl éo s i d i q u e s ; il s’agissait majoritairement d’associations comportant de la zidovudine. Les e ff ets i ndé s i r a b l es p r i n c i p a l e m ent r ap p o r t é s s ont d es at t e i n tes hé m ato l o g i q u es ( ané m i e, neut r o pé n i e) e t des t r ou b l es m étabo l i q u es ( h y p e r l a c ta t é m i e, h y p e rl i pa s é m i e ). Ces e ff ets i ndé s i r a b l es ont s o u v ent été t r a n s i t o i r e s. Des t r ou b l es n eu r o l o g i q ues d'ap p a r i t i on ta r d i v e o nt é té r a p po r tés dans de rares cas ( h y p e r to n i e, c on v u l si on s, t r o u b l es d u c o m po r t e m ent ). Le c a r a c tè r e t r an si to i r e ou p e r m anent d e c es t r o u b l es neu r o l o g i q ues n'e s t pas é t ab l i à c e j ou r. Ces données doivent être prises en compte chez t out en f ant e x po s é i n ute r o à des an a l o gues n u c l é o s(t) i d i q ues qui présente des manifestations cliniques sévères d’étiologie inconnue, en particulier des manifestations neurologiques. Ces d on n ées ne m od i f i ent pas l es r e c o m m andat i ons a c tu e l l es nat i o n a l es q u ant à l 'ut i li s a t i on d'un t r a i t e m ent ant i r é t r o v i r a l c h e z l a f e mm e en c e i n t e dans l a p r é v en t i on d e l a t r an s m i ss i on m ate r no - fœtale d u V I H.
Poids corporel et paramètres métaboliques
Une augmentation du poids corporel ainsi que des taux de lipides et de glucose sanguins peuvent survenir au cours d'un traitement antirétroviral. De telles modifications peuvent en partie être liées au contrôle de la maladie et au mode de vie. Si pour les augmentations des taux de lipides, il est bien établi dans certains cas qu’il existe un effet du traitement, aucun lien n’est clairement établi entre une prise de poids et un quelconque traitement antirétroviral. Le contrôle des taux de lipides et de glucose sanguins devra tenir compte des recommandations en vigueur encadrant les traitements contre le VIH. Les troubles lipidiques devront être pris en charge en fonction du tableau clinique.
P an cr é a t i t e
Des pan cr éa t i tes ont é té r appo r t ée s, m a i s l a r e l at i o n de c au s a l i té a u t r a i t e m e nt par l ’ aba c a v i r e s t i n c e r t a i n e.
T r i thé r ap i e c o m po r tant t r o i s an a l o g ues n u c l é o s i d i q u es
Ch e z l es pa t i ents a v ec une c ha r ge vi r a l e é l e v ée ( > 1 0 0 000 c op i e s / m L ), l e c ho i x de l a t r i p l e a ss o c i a t i on aba c a vi r, l a m iv u d i ne et z i d o v u d i ne do i t f a i r e l ’ ob j et d ’ u ne a tte n t i o n p a r t i c u l i è r e ( v o i r r ub ri que 5. 1 ). I l a été r ap p o r té un t a ux é l e v é d'é c hec v i r o l o g i que e t d 'é m e r gen c e de r é s i s tan c e à un s tade p r é c o c e l o rs que l ' a ba c a vi r a été c o m b i né a v ec té n o f o vi r d i s op r o x i l f u m a r ate et l a m iv u d i ne en u ne f o i s p ar j ou r.
A tt e i n t e h é pa t i q ue
La to l é r an c e e t l 'e ff i c a c i té d ’ a ba c a vi r n' o nt pas été é t ab l i es c h e z l es pa t i e nts p r é s ent a nt des t r o u b l es s ou s-j a c ents s i gn i f i c at i f s de l a f on c t i on h ép a t i q ue. L ’ a b a c a v i r n’est pas recommandé c h e z l es pa t i ents a y a n t une i n s u ff i s an c e h é pa t i q u e modérée ou s é v è r e ( v o i r r ub ri que 4.2 et 5.2 ).
Les pa t i ents a y a nt des t r ou b l es p r ée x i s t ants de l a f on c t i on h é pa t i q u e, y c o m p r i s une hépa t i te c h r on i q ue a c t i v e, ont, au c ou r s d'un t r a i t e m ent par a ss o c i at i o n d' a nt i r é t r o v i r au x, une f r éq u en c e p l us é l e v é e d ' ano m a li es de l a f on c t i on h é pa t i q u e e t d o i v e nt f a i r e l ' o b j et d ' une s u r v e i l l an c e app r o p r i é e. C h e z c es pat i ent s, en c as d' a gg r a v at i on c on f i r m ée de l 'atte i nte h é pa t i q u e, l ' i nte r r upt i on ou l 'a rr êt du t r a i te m ent d e v r a êt r e e n v i s agé.
P a t i ents c o - i n f e c tés par l e vi r us d e l ’ h ép a t i t e c h r o n i q u e B ou C
Les pa t i e nts at t e i nts d' un e h é pa t i te c h r on i que B o u C et t r a i tés p ar a ss o ci at i o n d ' an t i r ét r o vi r a ux p r é s ent e nt u n r i s q ue a c cr u de d é v e l o pper des e ff ets i ndé s i r a b l es h é p at i q ues s é v è r es et pot e nt i e l l e m ent f ata l s. E n c as d'ad m i n i s t r at i on c on c o m i ta n te d' u n t r a i te m ent ant ivir al de l 'h é pa t i te B ou C, v eu i l l e z c on s u l ter l e Ré s u m é des Ca r a c té r i s t i ques d u P r o du i t ( RC P ) de c es m éd i c a m ent s.
A tt e i n t e r é n a l e
A B A C AV IR S A ND O Z ne d o i t pas êt r e ad m i n i s t r é c h e z l es p at i ents a y a nt u n e i n s uf f i s an c e r én a l e au s tade t e r m i nal ( v o i r r ub r i q u e 5.2 ).
S y n d r o m e de Re s t au r a t i on I mm un i ta i r e
Ch e z l es pa t i e nts i n f e c tés par l e V IH et p r é s ent a nt un dé f i c i t i m m un i ta i r e s é v è r e au m o m ent de l ’ i n s tau r at i on du t r a i t e m e nt par a ss o c i a t i o n d ’ an t i r ét r o v i r au x, u ne r éa c t i on i n f l a m m ato i r e à des i n f e c t i ons op p o r tu n i s tes a s y m pto m at i ques ou r é s i d u e l l es p e ut a ppa r aît r e et e n t r aî n er des m an i f e s tat i ons cl i n i ques g r a v es ou u n e a gg r a v a t i o n des s y m ptô m e s. De t e ll es r éa c t i ons ont été ob s e r v é es c l a ss i que m ent au c ou r s des p r e m i è r es s e m a i nes ou m o i s s u iv a n t l ’ i n s tau r at i on du t r a i te m ent par a ss o c i a t i o n d ’ an t i r ét r o vi r a u x. Des e x e m p l es pe r t i nents s ont l es r é t i n i tes à c y t o m éga l o vi r u s, l es i n f e c t i ons m y c oba c té r i e n nes g é n é r a li s ées et / ou l o c a li s ée s, et l es pn e u m opath i es à P ne u mo cys t i s c a r i n ii. T out s y m p t ô m e i n f l a m m ato i r e d o i t êt r e é v a l ué et un t r a i te m ent d o i t êt r e i n s tau r é s i né c e ss a i r e. D e s c as d ’ a ff e c t i ons auto - i m m unes ( te ll es q u e l a m a l a d i e de B a s ed o w et l’hépatite auto-immune ) o n t ég a l e m ent été r ap p o r tés d a ns un c onte x te d e r e s tau r a t i on i m m un i t a i r e ; tou t e f o i s, l e dé l ai d e s u r v e nue r appo r té v a r i e d a v ant a ge, et c es é v è ne m ents pe u v e nt s u r v e n i r p l u s i e u r s m o i s ap r ès l ' i n i t i a t i on du t r a i te m ent.
Os téoné cr o s e
L ’ é t i o l o g i e e s t c o n s i d é r ée c o m m e m u l t i f a c to r i e l l e (i n c l u ant l ’ ut i li s a t i o n de c o r t i c oï d e s, l a c on s o m m at i on d ’ a l c o o l, u ne i m m uno s upp r e ss i on s é v è r e, un i n d i c e d e m a ss e c o r po r e ll e é l e v é ), c epe n dant des c as d ’ o s t é oné cr o s e ont é té r a p po r tés en pa r t i c u l i er c h e z d es pat i ents à u n s ta d e a v a n c é de l a m a l ad i e l i ée au V IH e t/ou a y a nt u n t r a i t e m ent par a ss o c i at i o n d ’ a n t i r ét r o vi r a ux au l o ng c ou rs. Il e s t c on s e i ll é a ux pat i ents d e s o l li c i t er un a vi s m éd i c al s’ il s é p r o u v e n t des d o u l e u r s et des a r t h r a l g i e s, u ne r a i d e ur a r t i c u l a i r e ou des d i ff i c u l tés pour s e m ou v o i r.
In f e c t i ons o ppo r t un i s t es
L'ap p a r i t i on d ' i n f e c t i o ns o p po r tu n i s tes ou d ’ a ut r es c o m p li c at i ons l i ées à l 'é v o l ut i on de l ' i n f e c t i on par l e V IH r e s te po ss i b l e s o us l ’ abacavir, c o m m e a v ec l es aut r es t r a i te m ents an t i r ét r o v i r au x. L es pa t i e n ts do i v e nt d onc f a i r e l ’ o b j et d ’ une s u r v e i l l an c e cl i n i q ue é t r o i te par un m éde c i n e x pé r i m enté dans l a p r i s e en c ha r g e d es pa t i e n ts i n fe c tés par l e V I H.
Evènements cardiovasculaires
Bien que les données disponibles issues d’études cliniques et observationnelles avec l’abacavir présentent un manque de cohérence dans leurs résultats, plusieurs études suggèrent une augmentation du risque d’évènements cardiovasculaires (notamment d’infarctus du myocarde) chez les patients traités par abacavir. Par conséquent, la prescription d’ABACAVIR SANDOZ doit s’accompagner de mesures visant à réduire tous les facteurs de risque modifiables (par exemple : tabagisme, hypertension et hyperlipidémie).
De plus, des alternatives thérapeutiques aux traitements contenant de l'abacavir doivent être envisagées lors du traitement de patients présentant un risque cardiovasculaire élevé.
ABACAVIR SANDOZ contient du sodium
Ce médicament contient moins de 1 mmol (23 mg) de sodium par comprimé pelliculé, c’est-à-dire qu’il est essentiellement « sans sodium ».
4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions
Le risque potentiel d’interactions médicamenteuses entre l’abacavir et les médicaments métabolisés par le cytochrome P450 est faible. Des études in vitro ont montré que l'abacavir a le potentiel d'inhiber le cytochrome P450 1A1 (CYP1A1). Le cytochrome P450 ne joue pas un rôle majeur dans le métabolisme de l’abacavir, et l’abacavir présente un potentiel limité à inhiber le métabolisme médié par le CYP 3A4. De même, pour les concentrations d’abacavir cliniquement efficaces, aucune inhibition des enzymes CYP 2C9 ou CYP 2D6 n’a été observée in vitro. Aucun effet inducteur du métabolisme hépatique n’a été observé au cours des études cliniques. Le risque d'interaction avec les antirétroviraux IP et avec les autres médicaments métabolisés par les principaux cytochromes P450 est donc faible. Les études cliniques ont montré qu’il n’y a pas d'interaction cliniquement significative entre l'abacavir, la zidovudine et la lamivudine.
Les inducteurs enzymatiques puissants tels que la rifampicine, le phénobarbital et la phénytoïne peuvent, via leur action sur l’UDP-glucuronyltransférase, légèrement diminuer les concentrations plasmatiques d’abacavir.
Ethanol : le métabolisme de l’abacavir est modifié par l’administration concomitante d’éthanol avec une augmentation d’environ 41 % de l’ASC de l’abacavir. Ces données ne sont pas considérées comme cliniquement significatives. L'abacavir n'a pas d'effet sur le métabolisme de l’éthanol.
Méthadone : lors d’une étude pharmacocinétique, la co-administration de 600 mg d’abacavir deux fois par jour et de méthadone a montré une réduction de 35 % de la C max de l’abacavir et un allongement d’une heure du t max sans changement de l’ASC. Ces modifications ne sont pas considérées comme cliniquement pertinentes. Dans cette étude, l’abacavir a augmenté de 22 % la valeur moyenne de la clairance systémique de la méthadone. L’induction des enzymes du métabolisme des médicaments ne peut donc pas être exclue. Les patients recevant conjointement de la méthadone et de l’abacavir devront être surveillés afin de détecter des symptômes évocateurs d’un état de manque, ce qui indiquerait un sous-dosage en méthadone, un re-titrage de la méthadone pouvant ponctuellement s’avérer nécessaire.
Rétinoïdes : les rétinoïdes sont éliminés par l'alcool-déshydrogénase. Une interaction avec l'abacavir est possible mais n'a pas été étudiée.
Riociguat : In vitro, l'abacavir inhibe le CYP1A1. L'administration concomitante d'une dose unique de riociguat (0,5 mg) à des patients VIH recevant l'association abacavir/dolutégravir/lamivudine (600 mg/50 mg/300 mg une fois par jour) a conduit à une ASC (0-∞) du riociguat environ trois fois plus élevée comparée à l'ASC (0-∞) historique du riociguat rapportée chez des sujets sains. Il peut être nécessaire de réduire la dose de riociguat. Consultez l’information produit du riociguat afin de connaître les recommandations posologiques.
4.6. Fertilité, grossesse et allaitement
Grossesse
En règle générale, l’utilisation des antirétroviraux pour traiter l'infection par le VIH chez les femmes enceintes, et par conséquent réduire le risque de transmission verticale du VIH chez le nouveau-né, nécessite de prendre en compte les données obtenues chez l'animal ainsi que l’expérience clinique acquise avec les antirétroviraux chez les femmes enceintes. Les études chez l’animal ont montré une toxicité sur le développement embryonnaire et fœtal chez le rat, mais pas chez le lapin (voir rubrique 5.3). L’abacavir s’est révélé carcinogène dans les modèles animaux (voir rubrique 5.3).
La pertinence clinique de ces données chez l’homme n’est pas connue. Un passage placentaire de l’abacavir et/ou de ses métabolites a été observé chez l'homme.
Chez la femme enceinte, les données issues de plus de 800 grossesses exposées à l’abacavir pendant le premier trimestre, et de plus de 1000 grossesses exposées pendant les deuxième et troisième trimestres n’ont mis en évidence aucun effet malformatif ni toxique de l’abacavir sur le fœtus ou le nouveau-né. Sur la base de ces données, le risque malformatif est peu probable dans l’espèce humaine.
Dysfonctionnement mitochondrial
Il a été démontré que les analogues nucléosidiques et nucléotidiques entraînent, in vitro et in vivo, des atteintes mitochondriales plus ou moins sévères. Des cas de dysfonctionnement mitochondrial ont été rapportés chez des nourrissons non infectés par le VIH et exposés in utero et/ou en période post- natale à des analogues nucléosidiques (voir rubrique 4.4).
Allaitement
Chez la rate allaitante, l’abacavir et ses métabolites sont excrétés dans le lait maternel. L’abacavir est également excrété dans le lait maternel humain. Aucune donnée n’est disponible concernant l'innocuité de l'abacavir lors de son administration chez le nouveau-né de moins de 3 mois.
Il est recommandé aux femmes vivant avec le VIH de ne pas allaiter leur nourrisson afin d’éviter la transmission du virus.
Fertilité
Les études réalisées chez l’animal ont montré que l’abacavir n’avait aucun effet sur la fertilité (voir rubrique 5.3).
4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines
Aucune étude n’a été réalisée concernant les effets de l’abacavir sur l’aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines.
4.8. Effets indésirables
P our l a p l upa r t des e ff ets i n dé s i r a b l es r a p p o r té s, l ' étu d e d e c au s a li t é n ' a pa s pu d éte r m i ner l es r e s pon s a b i l i tés r e s p e c t i v es de l ’ a ba c a vi r, des no m b r eux t r a i te m ents c on c o m i tan t s et de l ' i n f e c t i on par l e V IH.
La p l u pa r t des e ff ets li s t é s c i - ap r ès s u r vi e nn e nt f r é que m m ent ( nau s ée s, v o m i ss e m ent s, d i a rr h ée, f i è v r e, l ét h a r g i e, é r u pt i on c utan é e) c h e z l es p at i en t s p r é s entant une r éa c t i on d ’ h y p e rs en s i b i l i té à l’ a ba c a vi r. P ar c on s éq u en t, c h e z l es pa t i e nts p r é s en t ant un d e c es s y m ptô m e s, l a p r é s en c e d ’ u n e r éa c t i on d ’ h y p e rs en s i b i li t é do i t ê t r e s o i g neu s e m ent r e c he rc hée ( v o i r r ub r i q ue 4.4 ). Des c as d'é r y t hè m e po l y m o r ph e, de s y nd r o m e de S t e v en s-J ohn s o n ou de s y nd r o m e de L y e l l, p our l e s qu e l s l ' h y p o thè s e d'une r éa c t i on d ' h y p e rs en si b i l i té à l 'a b a c a v i r n'a pu êt r e e xc l u e, o n t é t é t r ès r a r e m ent r appo r té s. D a ns c es c a s, l es m éd i c a m ents c ont e nant de l ' a ba c a vi r d o iv ent ê t r e dé f i n i t i v e m ent a rr êté s.
La p l u p a r t de c es e ff ets i n dé s i r a b l es n ’ o n t pas n é c e s s i té l ’ a rr êt du t r a i te m ent. L a c on v en t i o n s u i v a n te a é t é u t i li s ée p our l eur c l a ss i f i c at i on : t r ès f r équent ( > 1/10 ), f r éque n t ( de 1/10 à > 1/ 1 00 ), peu f r équent ( de 1 00 à > 1 / 1000 ), r a r e ( de 0 00 à > 1 / 10 000) e t t r ès r a r e ( 1 /10 0 00 ).
T r oub l es du m étab o li s m e et de l a nut r i t i o n
Fr éque n t : a no r e xi e.
Très rare : acidose lactique.
A ff e c t i ons du s y s tè m e ne r v eux
Fr éque n t : c ép h a l é es.
A ff e c t i ons ga s t r o - i n te s t i na l es
Fr éque n t : n au s ée s, v o m i ss e m ent s, d i a rr h ée.
Ra r e : p an cr é at i t e s.
A ff e c t i ons de l a p eau et du t i ss u s ou s-c uta n é
Fr éque n t : r a s h (s ans s y m ptô m e s y s té m i que ).
Tr ès r a r e : é r y t hè m e m u l t i f o r m e, s y nd r o m e de S t e v en s-J ohn s on et s y nd r o m e de L y e l l.
Troubles généraux et anomalies au site d'administration
Fr éque n t : fi è v r e, l ét h a r g i e, f at i g u e.
De scr i pt i on d e c e r t a i ns e ff ets i n d é s i r a b l es
Hypersensibilité à l’abacavir
Les s i g nes e t s y m p t ô m es a ss o c i és à u ne r é a c t i o n d ’ h y p e rs en si b i li t é à l ’ a b a c a vi r s o nt li s t és c i - de ss ou s. C eu x-c i o nt é t é i de n t i f i és au c o u r s d es e ss a i s cl i n i q u es o u l o r s du s u i v i ap r ès c o m m e rc i a li s at i on. L es e ff e ts i ndé s i r ab l es r appo r t és c h e z au moins 10 % des p at i ents p r é s en t ant u ne r éa c t i on d' h y p e rs en s i b i l i té appa r a i ss ent en g r a s.
Ch e z l a qua s i - tot a li t é des pat i ents p r é s e nt a nt u n e r é a c t i on d ’ h y p e rs en si b i li t é, l e s y nd r o m e c o m po r te de l a f i è v r e et/ o u une é r up t i on c ut a née ( h ab i tu e l l e m ent m a c u l op a pu l eu s e o u u r t i c a r i e n ne ), c ep e nd a nt c e r ta i ns p at i ents o nt p r é s enté une r éa c t i on s a ns f i è v r e ni é r up t i o n c ut a née. D ’ a u t r es s y m ptô m es é v o c a teu r s d ’ u ne h y p e rs e n s i b i l i té c o m p r enn e nt d es s y m ptô m es ga s t r o - i nte s t i n au x, r e s p i r at o i r es ou géné r aux t e l s q u e l étha r g i e et m a l a i s e s.
A ffe c t i ons d e l a p eau
Eruption cutanée ( h a b i t u e ll e m ent m a c u l op a pu l eu s e o u u r t i c a r i e n ne ).
A ffe c t i ons g a s t r o - i n te s t i na l es
Nausées, vomissements, diarrhée, douleurs abdominales, u l c é r at i ons bu cc a l e s.
A ffe c t i ons r e s p i r at o i r es et t ho r a c i q ues
Dyspnée, toux, maux de gorge, syndrome de détresse respiratoire de l’adulte, insuffisance respiratoire.
E ffets d i v e r s
Fièvre, léthargie, malaise, œdème, lymphadénopathie, hypotension, conjonctivite, anaphylaxie.
A ffe c t i ons d u sys tème ne r v eux / A ffe c t i ons p syc h i at r i q ues
Céphalées, pa r e s t h é s i e.
A ffe c t i ons h é m at o l o g i q ues
L y m ph o p é n i e.
A ffe c t i ons h é p at i que / du p an cr éas
Tests de la fonction hépatique élevés, hépatite, insuffisance hépatique.
A ffe c t i ons mu sc u l o s q u e l et t i ques
Myalgie, r a r e m ent r ha b d o m y o l y s e, a r t h r a l g i e, é l é v a t i on d e l a cr éa t i ne pho s p ho k i na s e.
A ffe c t i ons d u r e i n e t des v o i es u ri n a i r es
Elévation de la créatinine, insuffisance rénale.
Les symptômes liés à cette réaction d’hypersensibilité s’aggravent avec la poursuite du traitement et peuvent menacer le pronostic vital ; dans de rares cas, ils ont été fatals.
La reprise du traitement par abacavir après une réaction d’hypersensibilité entraîne une réapparition rapide des symptômes en quelques heures. Cette récidive est généralement plus sévère que l’épisode initial et peut entraîner une hypotension menaçant le pronostic vital, et conduire au décès. Dans de rares cas, des réactions similaires sont également apparues chez des patients après reprise du traitement par abacavir, alors que ceux-ci n’avaient présenté qu’un seul des symptômes évocateurs d’une réaction d’hypersensibilité (voir ci-dessus) préalablement à l’arrêt du traitement par abacavir ; très rarement des réactions ont également été observées chez des patients pour lesquels le traitement a été réintroduit alors qu’ils ne présentaient au préalable aucun symptôme d’hypersensibilité (c’est-à-dire des patients précédemment considérés comme tolérant l’abacavir).
Paramètres métaboliques
Une augmentation du poids corporel ainsi que des taux de lipides et de glucose sanguins peuvent survenir au cours d’un traitement antirétroviral (voir rubrique 4.4).
S y nd r o m e d e r e s tau r at i on i mm u n i t a i r e
Ch e z l es pa t i e nts i n f e c tés par l e V IH et p r é s ent a nt un dé f i c i t i m m un i ta i r e s é v è r e au m o m ent de l ’ i n s tau r at i on d u t r a i t e m ent par une a ss o c i a t i on d ’ a n t i r ét r o vi r a u x, une r é a c t i o n i n f l a m m ato i r e à des i n f e c t i ons o p po r t u n i s tes a s y m pto m at i ques ou r é s i d ue l l es peut s e p r od u i r e. Des c as d ’ a ff e c t i ons aut o - i m munes ( te ll es que l a m a l ad i e de B a s ed o w et l’hépatite auto-immune ) o nt éga l e m ent été r appo r tés dans un c on t e x te de r e s tau r at i on i m m un i ta i r e ; t oute f o i s, l e dé l ai de s u r v e n ue r a p po r té v a r i e d a v an t a g e, et c es é v ène m ents pe u v e n t s u rv en i r p l u s i eu r s m o i s ap r ès l ' i n i t i at i on d u t r a i te m ent ( v o i r r ub ri que 4.4 ).
Os téoné cr o s e
Des c as d ’ o s té o né cr o s e o n t été r a p po r té s, en pa r t i c u li er c h e z d es p a t i e nts p r é s e ntant des f a c teu r s de r i s que c on n u s, un s ta d e a v an c é de l a m a l ad i e li ée au V IH ou u n t r a i te m ent par a ss o c i at i on d ’ a nt i r ét r o v i r aux a u l ong c o u rs. Leur f r équ e n c e d e s u rv enue n ’ e s t pas c o nn u e (v o i r r ub r i q u e 4. 4 ).
Mo d i f i c at i o ns b i o l og i q u es
Dans l es étu d es c l i n i q ues c ont r ô l é e s, l es ano m a l i es b i o l o g i q ues l i ées au t r a i t e m ent par l’ a ba c a vi r o nt été p eu f r équ e ntes, s a ns d i ff é r en c e d e l ’i n c i d e n c e ob s e r v ée ent r e l es p at i ents t r a i t é s par l ’ aba c a vi r et l e b r as té m o i n.
P o p u l at i on p é d i at ri que
1206 pa t i e nts pé d i at r i q u es âgés d e 3 m o i s à 17 ans i n f e c tés par l e V IH o n t é t é i n cl us d a ns l 'e ss ai A RR O W ( C O L105677 ), p a r m i l e s que l s 6 6 9 ont r e ç u de l 'a b a c a v i r et de l a l a m i v ud i ne ad m i n i s t r és en une ou d eux p r i s es j ou r n a l i è r es ( v o i r r ub ri que 5.1 ). A u c un n o u v eau p r o b l è m e de s é c u r i té n ' a é t é m i s en é vi d en c e c h e z l es s u j ets pé d i at ri ques r e c e v a n t une o u d e ux p r i s es par j ou r, par r a p po r t aux pat i ents a d u l te s.
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet :
4.9. Surdosage
Des do s es u n i ques d ’ a ba c a v i r ≤ 1200 m g et des do s es quo t i d i e n nes ≤ 1 8 00 m g ont été ad m i n i s t r ées au c ou r s des e ss a i s c li n i qu e s. A u c u n e ff et i ndé s i r a b l e aut r e q ue c e ux r appo r t és aux do s es n o r m a l es n'a été r a ppo r t é. Les e ff ets de do s es p l us é l e v é es n e s ont pas c o n nu s. E n c as de s u r do s age, une s u r v e i l l an c e m éd i c a l e du pat i ent a v ec un é v en t uel t r a i te m ent s y m p t o m at i que e s t né c e ss a i r e ( v o i r r ub r i q u e 4. 8 ). L ’i n té r êt de l a d i a l y s e pé ri to n éa l e o u de l ’ hé m od i a l y s e s ur l ’ é l i m i na t i o n de l ’ aba c a v i r n ’ e s t pas c on n u.
5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES #top
Redirection vers le haut de page
5.1. Propriétés pharmacodynamiques
Clas s e ph a r m ac oth é r a p e ut i qu e : i nh i b i t e u r nu clé o si d i qu e d e la t r a n sc r i p t ase i n v e r s e, c od e A T C : J0 5 A F 06
Mé c a n i s m e d'a c t i on
L’abacavir est un INTI. C’est un puissant inhibiteur sélectif, actif sur le VIH-1 et VIH-2. L’abacavir est métabolisé au niveau intracellulaire en son métabolite actif, le carbovir 5’-Triphosphate (TP). Les études réalisées in vitro ont démontré que son mécanisme d’action sur le VIH est lié à une inhibition enzymatique, par blocage de l’élongation de la chaîne d’ADN au niveau de la transcriptase inverse et interruption du cycle de réplication virale. En culture cellulaire, l’association de l’abacavir avec des inhibiteurs nucléosidiques de la transcriptase inverse (INTI) (didanosine, emtricitabine, lamivudine, stavudine, ténofovir ou zidovudine), des inhibiteurs non nucléosidiques de la transcriptase inverse (INNTI) (névirapine), ou des inhibiteurs de protéases (IP) (amprénavir), n’a pas eu d’effet antagoniste sur l’activité antivirale de l’abacavir.
Ré s i s tan c e
Ré s i s tan c e i n v i t r o
Des souches de VIH-1 résistantes à l’abacavir ont été sélectionnées in vitro et sont associées à des modifications génotypiques spécifiques dans la région du codon de la transcriptase inverse (codons M184V, K65R, L74V et Y115F). In vitro, la résistance du virus à l'abacavir apparaît relativement lentement, nécessitant de multiples mutations pour atteindre une augmentation cliniquement significative de la CE50 par rapport à celle observée avec un virus sauvage.
Ré s i s tan c e i n v i v o ( pa t i e nts n'a y ant j a m a i s r e ç u d' a nt i r ét r o v i r au x )
Dans des essais cliniques pivots, les isolats provenant de la plupart des patients ayant présenté un échec virologique sous traitement contenant de l'abacavir ont montré par rapport à l'inclusion, soit l'absence de mutations émergentes liées à un INTI (45 %), soit uniquement la sélection de la mutation M184V ou M184I (45 %). La fréquence globale de sélection des mutations M184V ou M184I était élevée (54 %), alors que la sélection des mutations L74V (5 %), K65R (1 %) et Y115F (1 %) était moins fréquente. L'introduction de la zidovudine dans le traitement antirétroviral a montré une réduction de la fréquence de sélection des mutations L74V et K65R en présence d'abacavir (avec zidovudine : 0/40 ; sans zidovudine : 15/192, 8 %).
T r ai t e m e n t
A b a ca v ir + C omb i v i r 1
A b a ca v ir + La m i v ud i n e + INN T I
A b a ca v ir + la m i v ud i n e + IP (o u I P / r i ton a v i r )
T ot al
N omb r e d e s u je t s
282
1094
909
2285
N omb r e d' é c h e cs v i r o l og i qu es
43
90
158
291
N omb r e d e g é no t y p es en c ou r s d e t r ai t e m e n t
40 ( 1 0 0 % )
51 ( 1 0 0 %) 2
141 ( 1 00 % )
232 ( 1 00 % )
K65R
0
1 ( 2 % )
2 ( 1 % )
3 ( 1 % )
L 74V
0
9 ( 18 % )
3 ( 2 % )
12 ( 5 % )
Y 115F
0
2 ( 4 % )
0
2 ( 1 % )
M 184 V /I
34 ( 85 % )
22 ( 43 % )
70 ( 50 % )
126 ( 5 4 % )
T A M s 3
3 ( 8 % )
2 ( 4 % )
4 ( 3 % )
9 ( 4 % )
1. Combivir est une association fixe de lamivudine et de zidovudine.
2. Inclut trois échecs non-virologiques et quatre échecs virologiques non confirmés.
3. Nombre de sujets avec au moins une mutation associée aux analogues de la thymidine (TAM).
Des TAM peuvent être sélectionnées lorsque les analogues de la thymidine sont associés à l'abacavir. Dans une méta-analyse de six essais cliniques, il a été montré que les TAM n'étaient pas sélectionnées avec des traitements contenant de l'abacavir sans zidovudine (0/127) mais qu’elles étaient sélectionnées au cours de traitements contenant l'abacavir et la zidovudine, un analogue de la thymidine (22/86, 26 %).
Ré s i s tan c e i n v i v o ( pa t i e nts p r éa l a b l e m ent t r a i t és par a nt i r ét r o v i r au x )
Une réduction cliniquement significative de la sensibilité à l'abacavir a été démontrée sur des isolats cliniques de patients ayant une réplication virale non contrôlée. Ces patients étaient préalablement traités et résistants à d'autres inhibiteurs nucléosidiques. Dans une méta-analyse de 5 essais cliniques comprenant 166 sujets pour lesquels l'abacavir était ajouté en intensification de traitement, 123 (74 %) avaient la mutation M184V/I, 50 (30 %) avaient la mutation T215Y/F, 45 (27 %) avaient la mutation M41L, 30 (18 %) avaient la mutation K70R et 25 (15 %) avaient la mutation D67N. La mutation K65R était absente, et les mutations L74V et Y115F étaient peu fréquentes (≤ 3 %).
Une analyse par un modèle de régression logistique sur la valeur prédictive du génotype (ajustée aux valeurs à l'inclusion de la charge virale plasmatique ARN VIH- 1 [ARNv], du taux de lymphocytes CD4+, et du nombre et de la durée des traitements antirétroviraux précédents) a montré une réponse réduite à la semaine 4 lorsqu’au moins 3 mutations associées à une résistance aux INTI étaient présentes (p = 0,015) et à la semaine 24 lorsqu’au moins 4 mutations étaient présentes (p ≤ 0,012). De plus, l'insertion en position 69 ou la mutation Q151M, habituellement associée aux mutations A62V, V75I, F77L et F116Y, entraîne un haut niveau de résistance à l'abacavir.
M ut a t i o n s u r la t r a n s c r i pt ase i n v e r se à l ' i n cl u s i o n
S e m a i n e 4 ( n = 1 66)
n
V a r ia t i o n d e l ’ A RNv ( l og 1 0 c/ m l) : v ale u r mo ye nn e
P ou r c e nt a g e d e p a t ie nt s a v ec A RNv c op ies/ m l
A u c u n e
15
- 0,96
40 %
M 184V is o lée
75
- 0,74
64 %
U n e se u le mut a t i o n liée a u x IN T I
82
- 0,72
65 %
De u x mut a t i on s l ié e s a u x IN T I
22
- 0,82
32 %
T r o is mut a t i on s lié e s a u x IN T I
19
- 0,30
5 %
A u m o i n s 4 mut a t i on s liées a u x IN T I
28
- 0,07
11 %
Ré s i s tan c e ph é not y p i q ue e t r é s i s tan c e cr o i s ée
La résistance phénotypique à l'abacavir nécessite l'association de la mutation M184V avec au moins une autre mutation sélectionnée par l'abacavir, ou l'association de la mutation M184V avec de multiples TAM. Une résistance phénotypique croisée à d'autres INTI avec les seules mutations M184V ou M184I est limitée. La zidovudine, la didanosine, la stavudine, et le ténofovir maintiennent leurs activités antirétrovirales sur ces variants du VIH-1. La présence de la mutation M184V avec la mutation K65R donne lieu à une résistance croisée entre l'abacavir, le ténofovir, la didanosine et la lamivudine. La présence de la mutation M184V avec la mutation L74V donne lieu à une résistance croisée entre l'abacavir, la didanosine et la lamivudine. La présence de la mutation M184V avec la mutation Y115F donne lieu à une résistance croisée entre l’abacavir et la lamivudine. Les algorithmes de résistance actuellement recommandés doivent être suivis pour une utilisation appropriée de l'abacavir.
Les résistances croisées entre l’abacavir et les antirétroviraux d'autres classes (par exemple les IP ou les INNTI) sont peu probables.
E ff i c a c i té c li n i q ue e t s é c u r i t é d'e m p l oi
La dé m on s t r at i o n du b é n é f i c e de l ’ aba c a v i r e s t p ri n c i p a l e m ent ba s ée s ur l e s r é s u l tats d ’ é tu d es c ond u i tes c h e z des p at i en t s adu l t e s, n' a y a n t j a m a i s r e ç u d'an t i r ét r o vi r aux et t r a i t és s e l on u n sc hé m a po s o l og i que en 2 p r i s es p a r j our d ’ a ba c a vi r 3 00 m g, e n a ss o c i a t i on à l a z i d o v u d i n e et à l a l a m iv ud i ne.
A d m i n i s t r at i on d ’ a ba c a v i r ( 300 mg) s e l on un sc h é ma po s o l og i que en 2 p r i s es p a r j our :
A d u l tes n ' a y ant j a m a i s r e ç u d'an t i r ét r o v i r a ux
Chez les patients adultes traités par l’abacavir en association à la lamivudine et la zidovudine, la proportion de patients ayant une charge virale indétectable ( L’association abacavir - lamivudine - zidovudine a été comparée à l’association indinavir - lamivudine - zidovudine chez des patients adultes au cours d’une étude randomisée, en double aveugle, double placebo. En raison du taux élevé de sorties d’essai prématurées (42 % des patients à la semaine 48), aucune conclusion définitive n’a pu être établie quant à l’équivalence de ces deux associations de traitements à la semaine 48. Bien qu’un effet antiviral similaire ait été observé entre le schéma d’associations contenant l’abacavir et celui contenant l’indinavir en terme de pourcentage de patients ayant une charge virale indétectable (≤ 400 copies/ml ; analyse en intention de traiter (ITT) : 47 % vs 49 % ; analyse type « per protocol » : 86 % vs 94 %, pour les associations contenant respectivement de l’abacavir et de l’indinavir), les résultats ont été en faveur de l’association contenant de l’indinavir, particulièrement dans le groupe de patients ayant une charge virale initiale élevée (> 100 000 copies/ml ; ITT : 46 % vs 55% ; analyse type « per protocol » : 84 % vs 93 %, pour les traitements contenant respectivement de l’abacavir et de l’indinavir).
Essai CNA30024 : 654 patients infectés par le VIH, n'ayant jamais reçu d'antirétroviraux, ont été randomisés dans un essai multicentrique contrôlé, en double aveugle afin de recevoir soit de l’abacavir (300 mg, 2 fois / jour), soit de la zidovudine (300 mg, 2 fois / jour), tous deux en association à la lamivudine (150 mg, 2 fois / jour) et à l’éfavirenz (600 mg, 1 fois / jour). La durée du traitement en double aveugle a été d’au moins 48 semaines. Dans la population en intention de traiter (ITT), 70 % des patients du groupe abacavir et 69 % des patients du groupe zidovudine ont obtenu, à la 48ème semaine, une réponse virologique avec une charge virale (ARN VIH-1) ≤ 50 copies/ml (point estimé pour la différence entre les traitements : 0,8 [-6,3 ; 7,9] IC 95 %). Dans l'analyse "per protocol" la différence entre les deux bras de traitement était plus perceptible (88 % des patients dans le groupe abacavir, par rapport à 95 % des patients dans le groupe zidovudine (point estimé pour la différence entre les traitements : -6,8 [-11,8 ; - 1,7] IC 95 %). Toutefois, les deux analyses restaient compatibles avec la conclusion d'une non-infériorité entre les deux bras de traitement.
Essai ACTG5095 : cet essai randomisé (1:1:1), en double-aveugle, contrôlé versus placebo, réalisé chez 1147 patients adultes infectés par le VIH-1 et n'ayant jamais reçu de traitement antirétroviral, a comparé 3 schémas thérapeutiques : l'association zidovudine (ZDV), lamivudine (3TC), abacavir (ABC), éfavirenz (EFV) ; l'association ZDV/3TC/EFV ; et l’association ZDV/3TC/ABC. Après une période de suivi médiane de 32 semaines, la trithérapie comportant les trois nucléosides ZDV/3TC/ABC s'est révélée inférieure aux deux autres bras sur le plan virologique, indépendamment de la charge virale à l'inclusion ( 100 000 copies/ml) : 26 % des sujets du bras ZDV/3TC/ABC, 16 % des sujets du bras ZDV/3TC/EFV et 13 % des sujets du bras ZDV/3TC/ABC/EFV se sont avérés en échec virologique (ARN - HIV > 200 copies/ml). A la semaine 48, la proportion de sujets ayant une charge virale (ARN - VIH) Dans cette étude, l'ajout d'ABC à l'association ZDV/3TC/EFV n'a pas amélioré l'efficacité de manière significative.
Z D V /3 T C/ A B C
Z D V /3 T C/ E F V
Z D V /3 T C/ A B C / E F V
E c hec vi r o l o g i que ( A R N - V IH > 2 00 c o p i e s / m l )
32 s e m a i nes
26 %
16 %
13 %
144 s e m a i nes
-
26 %
25 %
S u cc ès vi r o l o g i q ue ( A RN - V IH c op i e s / m l à 48 s e m a i ne s )
63 %
80 %
86 %
Adultes prétraités par antirétroviraux
Chez les patients adultes peu exposés à un traitement antirétroviral, l’ajout de l’abacavir au traitement antirétroviral antérieur a entraîné un bénéfice modeste sur la réduction de la charge virale (baisse médiane : 0,44 log10 copies/ml à 16 semaines).
Chez les patients lourdement prétraités par les inhibiteurs nucléosidiques de la transcriptase inverse, l'efficacité de l'abacavir est très faible. Le bénéfice lié à l’addition d’abacavir dans une nouvelle association de traitement dépendra de la nature et de la durée du traitement antérieur qui a pu être à l’origine de la sélection de souches mutantes du VIH-1 présentant une résistance croisée à l'abacavir.
A d m i n i s t r at i on d ’ a ba c a v i r s e l o n un sc héma po s o l o g i qu e en une p r i s e par j our ( 60 0 mg)
Adultes n'ayant jamais reçu d'antirétroviraux
Le schéma posologique d’abacavir en une prise par jour est supporté par les résultats d’une étude contrôlée, multicentrique, en double aveugle (CNA30021) réalisée sur 48 semaines chez 770 patients adultes, infectés par le VIH et n’ayant jamais reçu d’antirétroviraux. Ces patients, pour la plupart asymptomatiques (stade A de la classification CDC – « Centre for Disease Control and Prevention ») étaient randomisés afin de recevoir soit 600 mg d'abacavir une fois par jour, soit 300 mg d’abacavir deux fois par jour, en association avec l'éfavirenz et la lamivudine administrés 1 fois par jour. Une réponse clinique similaire a été observée avec les deux schémas posologiques (point estimé pour la différence entre les traitements : -1,7 [-8,4 ; 4,9] IC 95 %).
Ces résultats permettent de conclure, avec un intervalle de confiance à 95 %, que la vraie différence ne serait pas supérieure à 8,4 % en faveur du schéma posologique "deux fois par jour". Cette différence potentielle est suffisamment faible pour conclure à la non-infériorité du schéma d’abacavir en une prise par jour par rapport au schéma d’abacavir en deux prises par jour.
Globalement, l’incidence des échecs virologiques (charge virale > 50 copies / ml) a été faible et similaire dans les deux groupes de traitement en une prise et en deux prises par jour (respectivement : 10 % et 8 %). Sur le petit échantillon de patients pour lesquels une analyse génotypique a été réalisée, une tendance en faveur d’un taux plus élevé de mutations associées aux INTI a été observée dans le groupe de traitement en une prise par jour versus deux prises par jour. Cependant, les données limitées issues de cette étude ne permettent pas de tirer de conclusion définitive. Les données à long terme (au-delà de 48 semaines) sur l’utilisation de l’abacavir administré en une prise journalière restent actuellement limitées.
A d u l tes p r ét r a i tés par an t i r ét r o v i r aux
Dans l ’ étu d e C A L 3 0 001, 182 p a t i e nts p r ét r a i tés p a r ant i r ét r o vi r a u x, en é c hec vi r o l o g i q u e, ont é t é r ando m i s és et o n t r e ç u u n t r a i te m ent p en d ant 48 s e m a i ne s, s o i t p ar l 'a ss o ci at i on f i x e a ba c a vi r 6 00 m g/ l a m iv u d i ne 3 0 0 m g en une p r i s e par j ou r, s o i t par aba c a vi r 300 m g deux f o i s par j our + l a m iv u d i ne 300 m g une f o i s par j ou r, dans l es d eux c as en a ss o c i at i on au t é n o f o vi r et à un IP ou u n INN T I. Les r é s u l tats i n d i q u ent que l e g r ou p e " a ss o c i at i on f i x e" n ’ ét a i t p as i n f é ri eur au g r o u pe a b a c a vi r 3 00 m g deux f o i s p ar j ou r, s ur l a b a s e de r édu c t i ons s i m il a i r e s de l a c ha r g e vi r a l e A RN V IH - 1 m e s u r ées par l’ é v o l u t i o n de l ’ a i r e m o y e nn e s ous l a c o u r be ( A A U C M B, r e s pe c t i v e m ent - 1,65 l o g10 c o p i e s / m l v e rs us - 1,83 l og 1 0 c op i e s / m l [ - 0,13 ; 0,3 8 ] IC 95 %). Les p r o po r t i o ns de p at i ents a v ec u ne c ha r ge vi r a l e A RN V IH - 1 5 0 c o p i e s / m l ( 50 % v e rs us 4 7 % ) e t 4 0 0 c op i e s / m l ( 54 % v e rs us 57 % ) éta i ent é g a l e m ent s i m il a i r es dans c ha q ue g r oupe ( p op u l a t i o n en i nt e n t i on d e t r a i ter : I T T ). Cependa n t, c es r é s u l tats do i v e nt êt r e i n t e r p r étés a v ec p r u d en c e c ar l es p a t i e n ts i n cl us dans c ette étu d e n'é t a i e nt q ue m odé r é m ent p r ét r a i t é s, a v ec un d é s éq u i l i b r e ent r e l es deux g r o upes d e t r a i t e m ent pour l a c ha r ge vi r a l e à l ’ i n c l u si on.
Dans l'étude ESS30008, 260 patients en succès virologique sous un traitement de première intention contenant 300 mg d'abacavir et 150 mg de lamivudine (tous deux administrés deux fois par jour) associés à un IP ou un INNTI, ont été randomisés afin de poursuivre ce schéma posologique, ou de changer pour l'association fixe abacavir/lamivudine, associé à un IP ou un INNTI, pendant 48 semaines. Les résultats indiquent que, sur la base des pourcentages de patients ayant une charge virale (ARN VIH-1) Informations supplémentaires :
La tolérance et l'efficacité de l’abacavir en association avec les différents traitements antirétroviraux disponibles n'ont pas encore été évaluées de façon exhaustive (en particulier en association aux INNTI).
L’abacavir pénètre au niveau du liquide céphalo-rachidien (LCR) avec réduction de la charge virale à ce niveau (voir rubrique 5.2). Cependant, aucun effet sur les performances neuropsychologiques n’a été observé lorsque l’abacavir a été administré chez des patients atteints d’encéphalopathie liée au VIH.
P o p u l at i on p é d i at ri que
Une comparaison des schémas posologiques d'administration d'abacavir et de lamivudine en une prise versus en deux prises par jour a été effectuée dans une étude clinique multicentrique randomisée, contrôlée, réalisée chez des patients pédiatriques infectés par le VIH. 1206 patients pédiatriques âgés de 3 mois à 17 ans ont été inclus dans l'essai ARROW (COL105677) et ont été traités selon les recommandations posologiques, en fonction des tranches de poids, définies par les lignes directrices de l'Organisation Mondiale de la Santé ("Antiretroviral therapy of HIV infection in infants and children, 2006"). Après 36 semaines d'administration d'abacavir et de lamivudine en deux prises journalières, 669 patients éligibles ont été randomisés afin soit, de continuer le traitement en deux prises par jour, soit de passer au schéma posologique en une prise journalière unique et ce, pendant un minimum de 96 semaines. A noter que dans cet essai, aucune donnée clinique chez l'enfant de moins d’un an n'était disponible. Les résultats obtenus sont résumés dans le tableau ci- dessous :
Réponse virologique basée sur un taux d'ARN VIH-1 plasmatique
Deux prises journalières
N (%)
Une prise journalière unique
N (%)
Semaine 0 (après ≥ 36 semaines de traitement)
ARN VIH-1 plasmatique
250/331 (76)
237/335 (71)
Différence entre les traitements (une prise par jour - deux prises par jour)
-4,8 % (IC 95 % : -11,5 % ; +1,9 %), p=0,16
Semaine 48
ARN VIH-1 plasmatique
242/331 (73)
236/330 (72)
Différence entre les traitements (une prise par jour - deux prises par jour)
-1,6 % (IC 95 % : -8,4 % ; +5,2 %), p=0,65
Semaine 96
ARN VIH-1 plasmatique
234/326 (72)
230/331 (69)
Différence entre les traitements (une prise par jour - deux prises par jour)
-2,3 % (IC 95 % : -9,3 % ; +4,7 %), p=0,52
La non-infériorité du groupe abacavir + lamivudine en une prise journalière unique a été démontrée par rapport au groupe en deux prises par jour (borne de non-infériorité prédéfinie de -12 %) pour le critère principal d'évaluation : charge virale Dans une autre étude visant à comparer les associations d’INTI en ouvert (avec ou sans nelfinavir en aveugle) chez l'enfant, une proportion plus importante de patients traités par abacavir et lamivudine (71 %) ou par abacavir et zidovudine (60 %) avaient un taux d'ARN VIH-1 ≤ 400 copies/ml à la semaine 48, comparativement à ceux traités par lamivudine et zidovudine (47 %) [p=0,09, analyse en intention de traiter]. De même, un taux d'ARN VIH-1 ≤ 50 copies/ml a été observé à la semaine 48 chez une proportion plus importante d'enfants traités par une association de traitements contenant de l'abacavir (respectivement 53 %, 42 % et 28 %, p=0,07).
Dans une étude de pharmacocinétique (PENTA 15), quatre patients âgés de moins de 12 mois contrôlés virologiquement sont passés d’une administration en deux prises journalières à une administration en une prise journalière unique d'abacavir et de lamivudine en solution buvable. A la semaine 48, trois patients avaient une charge virale indétectable et un patient avait un taux d'ARN VIH à 900 copies/ml. Aucun problème de tolérance n'a été observé chez ces patients.
5.2. Propriétés pharmacocinétiques
A b s o r pt i o n
L ’ a ba c a vi r e s t r a p i de m ent et b i e n a b s o r bé ap r ès a d m i n i s t r at i on o r a l e. La b i o d i s p o n i b i l i té ab s o l u e ap r ès a d m i n i s t r at i o n o r a l e d ’ aba c a v i r c h e z l ’ ad u l te e s t d ’ e n vi r on 83 %. A p r ès ad m i n i s t r a t i on o r a l e d ’ a ba c a vi r, l a v a l e ur m o y e nne ( t m a x ) des c on c e nt r a t i o ns s é r i ques m a x i m a l es e s t d ’ e n v i r on 1, 5 h e u r e pour l e c o m p r i m é et d ’ e n vi r on 1, 0 h eu r e pour l a s o l u t i o n b u v a b l e.
A ux do s es t h é r a p eu t i q u es de 3 0 0 m g 2 f o i s / j ou r, l es v a l eu r s p l a s m at i ques m o y ennes d e C m a x et de C m i n à l’ é t at d ’ éq u i l i b r e d e l ’ aba c a vi r s ont r e s pe c t i v e m ent d ’ e n v i r on 3, 00 µg/ m l (c o e ff i c i ent de v a ri at i on / CV : 30 % ) et 0, 01 µg/ m l ( CV : 99 %). La v a l eur m o y en ne d e l ' a i r e s ous l a c o u r be m e s u r ée s ur un i nte r v a l l e de 12 heu r es ( A S C 0-1 2 h ) e s t de 6, 0 2 µg. h / m l ( CV : 29 % ) é qu i v a l e nt à u n e A S C j ou r n a l i è r e d ’ e n v i r on 12, 0 µg. h/ m l. L a v a l e ur d e l a C m a x m e s u r ée a v ec l a s o l u t i o n b u v ab l e e s t l é g è r e m ent s upé r i e u r e à c e l l e o b te n ue a v ec l e c o m p r i m é. A p r ès ad m i n i s t r at i o n d ’ une do s e de 600 m g d ’ a b a c a v i r c o m p r i m é, l a v a l eur m o y e nne de l a C m a x e s t d ’ e n v i r o n 4, 2 6 µg/ m l ( CV : 28 % ) et l a v a l e ur m o y en n e ( C V ) de l ’ A S C∞ de 1 1, 9 5 µ g.h/ m l ( CV : 2 1 %).
Les c on c ent r a t i o ns p l a s m a t i q u es de l’ a ba c a vi r ( b a s ée s ur l’ A S C) n e s ont pas m od i f i ées par l a p r i s e de nou rr i t u r e, m ê m e s i l ’ ab s o r pt i o n e s t r eta r d ée et l a C m ax d i m i nu é e. L ’ aba c a vi r p e ut d onc êt r e p r i s au c ou r s ou en d e ho r s des r ep a s.
Il n'e s t pas att e ndu d ' i m pa c t s ur l a qua l i té p ha r m a c eut i que, n i par c on s éq u ent d e m od i f i c at i on de l 'e ff et c li n i q u e, s u i te à l 'ad m i n i s t r a t i on de c o m p r i m és é cr a s és et m é l an g és à une p e t i t e q uan t i té de n o u rr i tu r e s e m i -s o li de ou d e l i q u i d e. Cet t e c on cl u s i on e s t ba s ée s ur l es do n nées p h y s i c o c h i m i ques et pha r m a c o c i nét i q ue s, en s uppo s a nt que l e pa t i e nt i ngè r e i m m éd i ate m ent l a t ota l i té du c o m p r i m é é cr a s é.
Dis t r i but i o n
A p r ès a d m i n i s t r at i on i nt r a v e i n eu s e, l e v o l u m e appa r e nt d e d i s t r i b ut i on e s t d ’ e n vir on 0, 8 li t r e / k g. Ce c i i n d i q u e q ue l ’ aba c a vi r pé nè t r e l i b r e m ent dans l es t i ss u s.
Les é t udes r é a l i s ées c h e z l es pa t i ents i n f e c tés p ar l e V IH ont m ont r é une b o nne pé n ét r a t i on de l’ a ba c a vi r d ans l e L C R, a v ec un r at i o des AS C d ’ a ba c a v i r LCR / p l a s m a e nt r e 30 et 4 4 %. L es v a l eu r s ob s e r v é es pour l e s p i c s de c on c ent r at i on s ont 9 f o i s s u p é r i e u r es aux v a l eu r s de CI50 de l’ a ba c a vi r ( 0, 0 8 µg/ m l ou 0,26 µM) l o rs que l ’ a b a c a vi r a été ad m i n i s t r é à une p o s o l o g i e d e 600 m g deux f o i s par j o u r.
Les études de l i a i s on aux p r oté i n es p l a s m at i ques r é a li s é es i n v i t r o o nt m ont r é une li a i s on f a i b l e à m odé r ée de l ’ a ba c a vi r a ux p r oté i nes p l a s m at i ques hu m a i nes ( en vi r on 4 9 % ) p ou r des c on c ent r a t i o ns thé r a p eu t i q u es d ’ a ba c a vi r. Ce c i i n d i q ue un f a i b l e r i s que d ’ i n t e r a c t i ons m éd i c a m enteu s es par dé p l a c e m ent des s i t es de l i a i s on p r ot é i q ue.
Bi ot r a n s fo r m a t i o n
L ’ a ba c a vi r e s t p r i n ci p a l e m ent m étabo l i s é au n i v e a u hép a t i q ue. E n v i r on 2 % d e l a d o s e a d m i n i s t r ée s ont e xcr étés au n i v e au r én a l s ous f o r m e i n c ha n g é e. C he z l ’ h o m m e, l’ aba c a v i r e s t p r i n ci p a l e m ent m étabo li s é par l ’ a l c o o l dé s h y d r o g é na s e et l a g l u c u r on y l - t r an s f é r a s e. Ce c i c on d u i t à l a f o r m at i on de l’ a c i de 5 ’ - c a r b o x y li que e t du 5 ’ - g l u c u r o -c on j u gué qui r ep r é s e n tent e n vi r on 66 % de l a do s e ad m i n i s t r ée. L es m étabo l i t e s s ont e xcr étés d a ns l es u ri ne s.
E li m i n a t i o n
La demi-vie moyenne de l’abacavir est d’environ 1,5 heure. Après administration de doses répétées d’abacavir (300 mg, 2 fois/jour), aucune accumulation significative d’abacavir n’a été observée.
L’élimination de l’abacavir se fait par métabolisme hépatique suivi d’une excrétion des métabolites principalement dans les urines. Au niveau urinaire, l’abacavir sous forme inchangée et les différents métabolites représentent environ 83 % de la dose administrée, le reste étant éliminé dans les fèces.
P h a r m ac o ci n é t i qu e i nt r a c ell u la i r e
Dans une étude réalisée chez 20 patients infectés par le VIH et traités par abacavir (300 mg, deux fois par jour), avec une seule dose d’abacavir 300 mg administrée avant la période de prélèvement de 24 heures, la valeur de la moyenne géométrique de la demi-vie intracellulaire terminale du carbovir-TP était à l’état d’équilibre de 20,6 heures alors que dans la même étude, la valeur de la moyenne géométrique de la demi vie plasmatique de l’abacavir était de 2,6 heures. Dans une étude en cross- over réalisée chez 27 patients infectés par le VIH, les imprégnations intracellulaires du carbovir-TP étaient plus élevées à la posologie de 600 mg d'abacavir une fois par jour (+ 32 % pour l'ASC 24h à l'état d'équilibre, + 99 % pour la C max 24h à l'état d'équilibre et + 18 % pour la C résiduelle) comparé à la posologie de 300 mg deux fois par jour. Dans l'ensemble, ces données sont en faveur de l’utilisation de l’abacavir à la posologie de 600 mg, une fois par jour pour le traitement des patients infectés par le VIH. De plus, l’efficacité et la sécurité d'emploi de l’abacavir administré une fois par jour ont été démontrées dans une étude clinique pivot (étude CNA30021, voir rubrique 5.1 - Expérience clinique).
P opu la t i on s p a r t ic u l i è r e s :
In s uff i s a n c e h épa t i q ue
L ’ a ba c a vi r e s t p ri n c i p a l e m ent m étabo li s é a u n i v eau hé pat i qu e. La p ha r m a c o c i nét i que d e l ’ aba c a v i r a été ét u d i ée c h e z l es pa t i e nts a y a nt une i n s u ff i s an c e hépa t i q u e l é gè r e (sc o r e de Ch i l d - P ugh d e 5 - 6) r e c e v a n t u ne d o s e u n i q ue de 6 00 m g ; la valeur médiane (intervalle) de l’ASC a été de 24,1 (10,4 à 58,8) µg.h/ml. Les r é s u l t ats o nt m ont r é que l ’ A S C et l a d e m i - vi e d ’ é l i m i nat i on de l ’ aba c a v i r ont été en mo y e nne (IC 90 %) a ug m entées r e s p e c t iv e m ent d ’ u n f a c teur 1,89 [1,32 ; 2,7 0 ] et 1,58 [1,22 ; 2,0 4 ]. A u c u n e r e c omm andat i o n définitive d e r é d u c t i o n de l a po s o l o g i e n ’ e s t po ssi b l e c h e z l es p at i ents a y a nt u ne i n s u ff i s an c e h épa t i q u e l é g è r e e n r a i s o n de l a g r a n de v a ri a b i l i t é de l ’ i m p r égna t i on p l a s m at i que en aba c a v i r.
L’abacavir n’est pas recommandé chez les patients ayant une insuffisance hépatique modérée ou sévère.
In s uff i s a n c e r é n a l e
L ’ a ba c a vi r e s t p r i n c i p a l e m ent m étabo l i s é au n i v e au h épa t i q ue a v ec e n vi r on 2 % d e l a d o s e ad m i n i s t r ée e xcr étés s ous f o r m e i n c h a ng é e a u n i v e au u r i n a i r e. La p ha r m a c o c i nét i que d e l’ a ba c a vi r c h e z l es pa t i e nts a u s ta d e te r m i nal d ’ i n s u ff i s an c e r é n a l e e s t s i m il a i r e à c e l l e de s pat i ents a y a nt u n e f on c t i on r é n a l e no r m a l e. A u c une r é d u c t i o n po s o l o g i q ue n ’ e s t d o nc né c e ss a i r e c h e z l es pa t i e nts a v ec i n s u ff i s an c e r éna l e. E tant d onné l ’ e x pé ri en c e li m i tée, l’ ut i li s a t i on de l’ a ba c a vi r d o i t êt r e é vi t ée c h e z l es pat i ents a tt e i nts d ’ i n s u ff i s a n c e r én a l e au s t a de t e r m i na l.
P o p u l at i on p é d i at ri que
L ’ e x p é r i e n c e c l i n i que c he z l ’ en f ant m ont r e q ue l ’ a ba c a v i r e s t r a p i d e m ent et b i e n ab s o r b é ap r ès ad m i n i s t r at i o n d e l a s o l u t i on b u v a b l e ou des c o m p r i m é s. A p o s o l o g i e é g a l e, l es deux f o r m u l at i o ns pe r m ettent d' o bt e n i r une e x po s i t i on p l a s m at i que à l ' a ba c a v i r i d e nt i qu e. C he z l es en f ants t r a i tés par l a s o l u t i on b u v a b l e d' a ba c a v i r s e l on l e sc hé m a po s o l o g i q ue r e c o m m andé, l ' e x p o s i t i o n p l a s m at i que à l 'aba c a v i r obt e nue é t a i t d u m ê m e o r d r e de g r and e ur que c e l l e ob s e r v ée c he z l ' a d u l te. C he z l es en f ants t r a i t és par l es c o m p r i m és d'aba c a v i r s e l on l e sc h é m a po s o l og i que r e c omm andé, l 'e x p o s i t i on p l a s m at i que à l 'a b a c a v i r obt e nue é t a i t s u p é r i e u r e à c e ll e o b s e rv ée c h e z l es en f ants r e c e v ant l a s o l u t i on b u v a b l e, l es do s es ad m i n i s t r ées a v ec l a f o r m e c o m p r i m é étant p l us é l e v é es en m g/ k g.
Ch e z l es e n f ants de m o i ns de 3 m o i s, l es do n nées d e to l é r a n c e s ont i n s u ff i s antes pour r e c o m m ander l’ u t i li s a t i o n de l ’ aba c a v i r. C h e z l e n o u v eau - n é d e m o i ns de 30 j o u rs, l es do nn ées d i s p o n i b l es s ont li m i tées et m ont r ent q u ’ u ne po s o l o g i e de 2 m g/ k g de s o l u t i on b u v a b l e e n t r aî n e u ne AS C s i m il a i r e ou s upé r i e u r e à c e ll e ob t en u e pour u ne p o s o l o g i e d e 8 m g / k g de s o l ut i on b u v a b l e ad m i n i s t r ée à des en f ants p l us â g é s.
Les do n nées p ha r m a c o c i nét i q ues s ont i ss ues de 3 é tudes p ha r m a c o c i nét i q ues ( PE N T A 13, P E N T A 15 et s o u s- étu d e P K de ARROW ) po r t a nt s ur des e n f ants de m o i ns de 12 a n s. Les r é s u l t a ts s ont r é s u m és dans l e ta b l e au c i - de ss ous :
Rés um é d e s A S C ( 0 - 2 4 ) p l a s m a t i qu es d e l ’ a b a c a v ir à l ' é t at d' é qu ili b r e (µg. h / m l) et c omp a r a i s o n s t a t is t i qu e pou r l e s po s o l og ies en un e se u le p r i s e p ar j ou r v e r s u s d e u x p r is es p a r j o u r à p a r t i r d es d i ff é r e nt e s é tud e s :
Etude
Groupe d'âge
Abacavir administré en une seule prise par jour à la dose de 16 mg/ kg Moyenne géométrique (IC 95 %)
Abacavir administré en deux prises par jour à la dose de 8 mg/kg Moyenne géométrique (IC 95 %)
Différences entre une seule prise par jour versus deux prises par jour Rapport moyen des moindres carrés géométriques (IC 90 %)
Etude ARROW Sous - étude
3 à 12 ans (N=36)
15,3 (13,3 - 17,5)
15,6 (13,7 - 17,8)
0,98 (0,89 - 1,08)
P K P a r t i e 1
PE N T A 1 3
2 à 1 2 a ns ( N = 1 4)
13,4 ( 1 1,8 - 15, 2)
9,91 ( 8,3 - 1 1,9)
1,35 ( 1,19 - 1, 5 4)
PE N T A 1 5
3 à 3 6 m o i s ( N = 18)
11,6 ( 9,89 - 13, 5)
10,9 ( 8,9 - 1 3,2)
1.07 ( 0,92 - 1, 2 3)
Dans l 'ét u de P E N T A 15, l a m o y e n n e géo m ét r i que d e l ' AS C ( 0 - 2 4) p l a s m at i q u e de l 'aba c a vi r ( IC 95 % ) des quat r e pa t i e nts âgés d e m o i ns de 12 m o i s qui s o nt pa ss és de d eux p r i s es par j our à u n e s eu l e p r i s e p ar j our ( v o i r r ub r i q u e 5.1) é ta i t de 1 5,9 ( 8, 86 ; 2 8,5) µg. h/ m l pour l a p r i s e e n u n e s e u l e f o i s p ar j our et de 12, 7 ( 6, 52 ; 24, 6) µg.h/ m l pour l a p r i s e e n de ux f o i s par j ou r.
P e rs on n es â g ées
Les pa r a m èt r es pha r m a c o c i né t i q u es de l’ a ba c a vi r n ’ o nt pas é t é é t u d i és c h e z l es pat i ents d e p l us de 65 a n s.
5.3. Données de sécurité préclinique
L’abacavir ne s’est pas avéré mutagène dans les tests bactériologiques. Cependant, une activité mutagène a été observée in vitro dans le test d’aberration chromosomique sur lymphocytes humains, dans le test du lymphome de souris et in vivo dans le test du micronoyau. Ces résultats sont en accord avec les données disponibles pour les autres analogues nucléosidiques. Ces résultats indiquent que l’abacavir présente un faible potentiel d’induction d’aberrations chromosomiques à la fois in vitro et in vivo pour les plus fortes concentrations testées.
Les études de carcinogénicité après administration d’abacavir par voie orale chez le rat et la souris ont montré une augmentation de l’incidence des tumeurs bénignes et malignes. Les tumeurs malignes ont été observées au niveau des glandes préputiales (mâles) et clitoridiennes (femelles) des deux espèces, de la glande thyroïde des rats mâles, ainsi qu’au niveau du foie, de la vessie, des ganglions lymphatiques et du tissu sous-cutané des rats femelles.
La majorité de ces tumeurs sont survenues aux plus fortes doses d’abacavir administrées (330 mg/kg/jour chez la souris et 600 mg/kg/jour chez le rat), à l’exception de la tumeur de la glande préputiale, qui est survenue à une dose de 110 mg/kg chez la souris. L’exposition systémique chez la souris et le rat, à la dose sans effet, était équivalente à respectivement 3 et 7 fois celle observée chez l’Homme au cours du traitement. Bien que le potentiel carcinogène chez l’Homme soit inconnu, ces données suggèrent que le bénéfice clinique attendu est supérieur au risque carcinogène.
Au cours des études toxicologiques précliniques, une augmentation du poids du foie a été observée chez le rat et le singe après administration d’abacavir. La pertinence clinique de ces observations est inconnue. Au cours des essais cliniques, aucune hépatotoxicité de l’abacavir n’a été mise en évidence. De plus, une auto-induction du métabolisme de l’abacavir ou l’induction du métabolisme d’autres médicaments métabolisés au niveau hépatique n’a pas été observée chez l’homme.
Chez la souris et le rat, une dégénérescence myocardique discrète a été observée après administration d’abacavir sur une période de deux ans. L’exposition systémique était équivalente à 7 à 24 fois l’exposition systémique attendue chez l’Homme. La pertinence clinique de ces résultats n’est pas connue. Lors des études de toxicologie de la reproduction, une toxicité embryo-foetale a été observée chez le rat mais non retrouvée chez le lapin. Ces observations incluaient une diminution du poids des fœtus, un œdème fœtal, ainsi qu’une augmentation des malformations squelettiques, une augmentation des morts intra-utérines précoces et des mort-nés. Au vu de la toxicité embryo-fœtale observée chez le rat, aucune conclusion ne peut être tirée concernant le potentiel tératogène de l’abacavir.
Une étude de fertilité chez le rat a montré que l’abacavir n’a pas d’effet sur la fertilité des animaux mâles ou femelles.
6. DONNEES PHARMACEUTIQUES #top
Redirection vers le haut de page
6.1. Liste des excipients
Noyau :
Cellulose microcristalline (PH 102), carboxyméthylamidon sodique (type A), silice colloïdale anhydre, stéarate de magnésium.
Pelliculage (OPADRY jaune 85F520373) :
Alcool polyvinylique hydrolysé, dioxyde de titane (E 171), talc, oxyde de fer jaune (E 172), macrogol/PEG.
6.2. Incompatibilités
Sans objet.
6.3. Durée de conservation
2 ans
6.4. Précautions particulières de conservation
Ce m éd i c a m ent ne né c e ssi te pas de p r é c au t i ons p a r t ic u li è r es de c o n s e r v a t i o n.
6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur
ABACAVIR SANDOZ est conditionné dans des plaquettes en PVC/Aluminium ou en Aluminium/Aluminium.
Boîtes de 60 et 180 comprimés.
Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.
6.6. Précautions particulières d’élimination et de manipulation
Tout médicament non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément à la réglementation en vigueur.
7. TITULAIRE DE L’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE #top
Redirection vers le haut de page
SANDOZ
9 PLACE MARIE-JEANNE BASSOT
92300 LEVALLOIS-PERRET
8. NUMERO(S) D’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE #top
Redirection vers le haut de page
· 34009 300 598 5 2 : 60 comprimés sous plaquettes (PVC/Aluminium).
· 34009 550 217 7 3 : 180 comprimés sous plaquettes (PVC/Aluminium).
· 34009 300 899 5 8 : 60 comprimés sous plaquettes (Aluminium /Aluminium)
· 34009 550 319 5 6 : 180 comprimés sous plaquettes (Aluminium /Aluminium)
9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE L’AUTORISATION #top
Redirection vers le haut de page
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE #top
Redirection vers le haut de page
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
11. DOSIMETRIE #top
Redirection vers le haut de page
Sans objet.
12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES #top
Redirection vers le haut de page
Sans objet.
CONDITIONS DE PRESCRIPTION ET DE DELIVRANCE
Liste I.
Prescription initiale hospitalière annuelle.
Sommaire de la notice
Dénomination du médicament (#Dénomination_du_médicament)
Encadré (#Encadré)
Que contient cette notice ? (#Que_contient_cette_notice_?)
1. QU’EST-CE QUE ABACAVIR SANDOZ 300 mg, comprimé pelliculé sécable ET DANS QUELS CAS EST-IL UTILISE ? (#1._QU_EST-CE_QUE_ABACAVIR_SANDOZ_300_mg,_comprimé_pelliculé_sécable_ET_DANS_QUELS_CAS_EST-IL_UTILISE_?)
2. QUELLES SONT LES INFORMATIONS A CONNAITRE AVANT DE PRENDRE ABACAVIR SANDOZ 300 mg, comprimé pelliculé sécable ? (#2._QUELLES_SONT_LES_INFORMATIONS_A_CONNAITRE_AVANT_DE_PRENDRE_ABACAVIR_SANDOZ_300_mg,_comprimé_pelliculé_sécable_?)
3. COMMENT PRENDRE ABACAVIR SANDOZ 300 mg, comprimé pelliculé sécable ? (#3._COMMENT_PRENDRE_ABACAVIR_SANDOZ_300_mg,_comprimé_pelliculé_sécable_?)
4. QUELS SONT LES EFFETS INDESIRABLES EVENTUELS ? (#4._QUELS_SONT_LES_EFFETS_INDESIRABLES_EVENTUELS_?)
5. COMMENT CONSERVER ABACAVIR SANDOZ 300 mg, comprimé pelliculé sécable ? (#5._COMMENT_CONSERVER_ABACAVIR_SANDOZ_300_mg,_comprimé_pelliculé_sécable_?)
6. CONTENU DE L’EMBALLAGE ET AUTRES INFORMATIONS (#6._CONTENU_DE_L_EMBALLAGE_ET_AUTRES_INFORMATIONS)
Notice patient
ANSM - Mis à jour le : 16/04/2025
Dénomination du médicament
#top
Redirection vers le haut de page
ABACAVIR SANDOZ 300 mg, comprimé pelliculé sécable
abacavir
Encadré
#top
Redirection vers le haut de page
V e u il l ez li r e a tt e nt i v e m e n t ce tt e not ice a v a n t d e p r e nd r e ce m é d i c a m e n t c ar el l e c ont ie n t d es i nfo r m a t i on s i mpo r t a nt e s pou r v ou s.
· G a r d e z c e tte no t i c e. V ous pou rr i e z a v o i r b e s o i n de l a r e li r e.
· S i v o us a v e z d ’ aut r es que s t i on s, i n t e rr og e z v ot r e m éd e c i n ou v ot r e p ha r m a c i en.
· Ce m éd i c a m ent v ous a é t é pe rs onn e l l e m ent p r e scr i t. Ne l e do n n e z p as à d ’ a u t r es pe rs onne s. Il pou rr a i t l eur êt r e no c i f, m ê m e s i l es s i gnes d e l eur m a l a d i e s o nt i de n t i q ues a ux v ôt r e s.
· S i v o us r e ss ent e z u n q ue l c o nq u e e ff et i n d é s i r a b l e, pa r l e z - e n à v ot r e m éde ci n ou v ot r e pha r m a c i en. Ce c i s’ ap p l i q u e au ss i à t out e ff et i n d é s i r a b l e q ui ne s e r a i t pas m ent i onné dans c et t e not i c e. V o i r r u b r i q u e 4.
IMPORTANT – Réaction d’hypersensibilité
ABACAVIR SANDOZ contient de l’abacavir (qui est également une substance active de médicaments tels que abacavir/lamivudine, lamivudine/zidovudine/abacavir, dolutégravir/ abacavir/lamivudine ). Certaines personnes prenant de l’abacavir peuvent développer une réaction d’hypersensibilité (une réaction allergique grave), qui peut menacer le pronostic vital en cas de poursuite d’un traitement contenant de l’abacavir.
Vous devez lire attentivement toutes les informations du paragraphe « Réactions d’hypersensibilité » figurant dans l’encadré à la rubrique 4.
Une carte de mise en garde est incluse dans la boite d’ABACAVIR SANDOZ pour vous rappeler ainsi qu’à l’équipe médicale le risque d’hypersensibilité à l’abacavir.
Détachez cette carte et conservez-la sur vous en permanence.
Que contient cette notice ?
#top
Redirection vers le haut de page
1. Qu'est-ce que ABACAVIR SANDOZ 300 mg, comprimé pelliculé sécable et dans quels cas est-il utilisé ?
2. Quelles sont les informations à connaître avant de prendre ABACAVIR SANDOZ 300 mg, comprimé pelliculé sécable ?
3. Comment prendre ABACAVIR SANDOZ 300 mg, comprimé pelliculé sécable ?
4. Quels sont les effets indésirables éventuels ?
5. Comment conserver ABACAVIR SANDOZ 300 mg, comprimé pelliculé sécable ?
6. Contenu de l’emballage et autres informations.
1. QU’EST-CE QUE ABACAVIR SANDOZ 300 mg, comprimé pelliculé sécable ET DANS QUELS CAS EST-IL UTILISE ?
#top
Redirection vers le haut de page
ABACAVIR SANDOZ est indiqué dans le traitement de l'infection par le VIH (Virus de l’Immunodéficience Humaine).
ABACAVIR SANDOZ contient une substance active : l’abacavir. L’abacavir appartient à une classe de médicaments antirétroviraux appelés analogues nucléosidiques inhibiteurs de la transcriptase inverse (INTI).
ABACAVIR SANDOZ ne guérit pas complètement l'infection par le VIH ; il diminue la quantité de virus dans votre corps, et la maintient à un niveau bas. Il augmente également le nombre de cellules CD4 dans votre sang. Les cellules CD4 sont un type de globule blanc, important pour aider votre corps à combattre les infections.
Tout le monde ne répond pas au traitement par ABACAVIR SANDOZ de manière identique. Votre médecin s'assurera régulièrement de l'efficacité de votre traitement.
2. QUELLES SONT LES INFORMATIONS A CONNAITRE AVANT DE PRENDRE ABACAVIR SANDOZ 300 mg, comprimé pelliculé sécable ?
#top
Redirection vers le haut de page
Ne prenez jamais ABACAVIR SANDOZ 300 mg, comprimé pelliculé sécable :
· si vous êtes allergique (hypersensible) à l'abacavir (ou à n'importe quel autre médicament contenant de l’abacavir comme abacavir/lamivudine, lamivudine/zidovudine/abacavir, dolutégravir/abacavir/lamivudine ) ou à l'un des autres composants contenus dans ce médicament (mentionnés dans la rubrique 6).
Lisez attentivement toutes les informations relatives aux réactions d'hypersensibilité à la rubrique 4.
Si vous pensez être dans ce cas, vérifiez-le auprès de votre médecin.
Avertissements et précautions
Adressez-vous à votre médecin ou pharmacien avant de prendre ABACAVIR SANDOZ.
Certaines personnes traitées par ABACAVIR SANDOZ pour leur infection par le VIH sont plus à risque de développer des effets indésirables graves.
Vous devez être conscient de ces risques supplémentaires :
· si vous avez une maladie du foie modérée ou sévère,
· si vous avez déjà eu une maladie du foie, y compris une hépatite B ou C,
· si vous souffrez d'un important surpoids (particulièrement si vous êtes une femme),
· si vous souffrez d’une maladie grave des reins.
Si vous vous trouvez dans l'un de ces cas, parlez-en à votre médecin. Vous pourriez être amené à subir des examens supplémentaires, y compris des analyses de sang, pendant votre traitement par ce médicament. Pour plus d'informations, reportez-vous à la rubrique 4.
Réactions d’hypersensibilité à l’abacavir
Même les patients qui ne sont pas porteurs du gène HLA-B*5701 peuvent développer une réaction d'hypersensibilité (une réaction allergique grave).
Lisez attentivement toutes les informations concernant les réactions d'hypersensibilité à la rubrique 4 de cette notice.
Risque d’évènements cardiovasculaires
Il n’est pas exclu que l'abacavir puisse être associé à une augmentation du risque d’évènements cardiovasculaires.
Si vous avez des problèmes cardiovasculaires, si vous fumez ou si vous souffrez d’autres maladies pouvant augmenter votre risque d'avoir des maladies cardiovasculaires, telles qu'une hypertension ou un diabète, informez-en votre médecin. N'arrêtez pas votre traitement par ABACAVIR SANDOZ, à moins que votre médecin ne vous conseille de le faire.
Soyez vigilant en cas de symptômes importants
Certaines personnes prenant des médicaments pour traiter l'infection par le VIH développent d'autres maladies, qui peuvent être graves. II est nécessaire que vous connaissiez les signes et les symptômes importants devant vous alerter pendant votre traitement par ABACAVIR SANDOZ.
Prenez connaissance des informations contenues dans le paragraphe "Quels sont les autres effets indésirables éventuels liés à une association de traitements contre le VIH" à la rubrique 4 de cette notice.
Autres médicaments et ABACAVIR SANDOZ 300 mg, comprimé pelliculé sécable
Informez votre médecin ou pharmacien si vous prenez, avez récemment pris ou pourriez prendre tout autre médicament, y compris des médicaments à base de plantes ou d'autres médicaments obtenus sans ordonnance. N'oubliez pas de prévenir votre médecin ou votre pharmacien si vous commencez à prendre un nouveau médicament pendant votre traitement par ABACAVIR SANDOZ.
Certains médicaments peuvent interagir avec ABACAVIR SANDOZ
Ceux-ci comprennent :
· la phénytoïne, utilisée dans le traitement de l’épilepsie.
Prévenez votre médecin si vous prenez de la phénytoïne. Il pourrait être amené à intensifier votre suivi médical pendant votre traitement par ABACAVIR SANDOZ.
· la méthadone, utilisée en tant que substitut de l’héroïne. L'abacavir augmente la vitesse à laquelle la méthadone est éliminée de votre corps. Si vous prenez de la méthadone, vous ferez l'objet de contrôles afin de déceler d'éventuels symptômes de manque et votre dose de méthadone pourra être éventuellement modifiée.
· le riociguat, utilisé pour traiter l' hy pertension dans les vaisseaux sanguins (les artères pulmonaires) qui transportent le sang du cœur vers les poumons. Votre médecin pourrait être amené à réduire votre dose de riociguat, car l'abacavir peut augmenter les taux sanguins de riociguat.
Prévenez votre médecin si vous prenez de la méthadone.
Grossesse, allaitement et fertilité
Grossesse
L'utilisation d’ABACAVIR SANDOZ n’est pas recommandée pendant la grossesse. ABACAVIR SANDOZ, comme d'autres médicaments similaires, peut causer des effets indésirables chez le fœtus.
Si vous avez pris ABACAVIR SANDOZ pendant votre grossesse, votre médecin peut demander à voir votre enfant régulièrement en consultation afin de surveiller son développement. Ces consultations pourront comporter des tests sanguins et d’autres types de tests. Chez les enfants dont la mère a été traitée par des INTIs pendant la grossesse, le bénéfice attendu de la protection contre l’infection par le VIH est supérieur au risque de survenue d’effets indésirables.
Allaitement
L’allaitement n’est pas recommandé chez les femmes vivant avec le VIH, car l'infection par le VIH peut se transmettre au bébé par l'intermédiaire du lait maternel. Une petite quantité des composants d’ABACAVIR SANDOZ peut également passer dans le lait maternel.
Si vous allaitez, ou envisagez d'allaiter, vous devez en discuter avec votre médecin dès que possible.
Conduite de véhicules et utilisation de machines
Ne conduisez pas de véhicule et n'utilisez pas de machine à moins que vous ne vous sentiez parfaitement bien.
ABACAVIR SANDOZ contient du sodium
Ce médicament contient moins de 1 mmol (23 mg) de sodium par comprimé pelliculé, c’est-à-dire qu’il est essentiellement « sans sodium ».
3. COMMENT PRENDRE ABACAVIR SANDOZ 300 mg, comprimé pelliculé sécable ?
#top
Redirection vers le haut de page
Veillez à toujours prendre ce médicament en suivant exactement les indications de votre médecin. Vérifiez auprès de votre médecin ou pharmacien en cas de doute.
Avalez les comprimés avec de l’eau. ABACAVIR SANDOZ peut être pris au cours ou en dehors des repas.
Si vous êtes dans l'incapacité d'avaler le(s) comprimé(s), vous pouvez les écraser et les mélanger à une petite quantité de nourriture ou de boisson ; vous devez avaler la totalité du mélange immédiatement.
Consultez régulièrement votre médecin.
ABACAVIR SANDOZ vous aide à contrôler votre maladie. Vous devez continuer à prendre ce médicament chaque jour afin de stopper l'aggravation de votre maladie. Il se peut que vous développiez tout de même d'autres infections et maladies liées à l'infection par le VIH.
Restez en contact avec votre médecin, et n'arrêtez pas votre traitement par ABACAVIR SANDOZ sans son avis.
Quelle quantité aurez-vous besoin de prendre ?
Adultes, adolescents et enfants pesant au moins 25 kg
La dose habituelle d’ABACAVIR SANDOZ est de 600 mg par jour. Cette dose peut être prise, soit sous forme d’un comprimé dosé à 300 mg deux fois par jour, soit sous forme de deux comprimés dosés à 300 mg, une fois par jour.
Enfants à partir de 1 an, pesant moins de 25 kg
La dose administrée dépend du poids corporel de votre enfant. La dose recommandée est :
· Enfants pesant de 20 kg à moins de 25 kg : La dose habituelle d’ABACAVIR SANDOZ est de 450 mg par jour. Cette dose peut être administrée soit en deux prises par jour (150 mg [la moitié d’un comprimé] à prendre le matin et 300 mg [un comprimé entier] à prendre le soir), soit en une seule prise par jour de 450 mg (1 comprimé et demi), conformément à la prescription de votre médecin.
· Enfants pesant au moins 14 kg à moins de 20 kg : La dose habituelle d’ABACAVIR SANDOZ est de 300 mg par jour. Cette dose peut être administrée soit en deux prises par jour (150 mg [la moitié d’un comprimé] deux fois par jour), soit en une seule prise par jour de 300 mg (un comprimé entier), conformément à la prescription de votre médecin.
Le comprimé peut être divisé en doses égales.
De l’abacavir en solution buvable peut être disponible pour le traitement des enfants de plus de trois mois et pesant moins de 14 kg, ou des patients nécessitant une réduction de la dose habituelle ou qui sont dans l’incapacité d’avaler des comprimés.
Si vous avez pris plus d’ABACAVIR SANDOZ 300 mg, comprimé pelliculé sécable que vous n’auriez dû :
Si vous avez accidentellement pris plus d’ABACAVIR SANDOZ que vous n’auriez dû, contactez votre médecin, votre pharmacien ou le service d’urgence de l’hôpital le plus proche, pour avis.
Si vous oubliez de prendre ABACAVIR SANDOZ 300 mg, comprimé pelliculé sécable :
Si vous avez oublié de prendre une dose de votre médicament, prenez la dose oubliée dès que possible, puis poursuivez votre traitement normalement. Ne prenez pas de dose double pour compenser la dose que vous avez oublié de prendre.
Il est important que vous preniez ABACAVIR SANDOZ régulièrement, car une prise irrégulière est susceptible d’augmenter le risque de réaction d’hypersensibilité.
Si vous arrêtez de prendre ABACAVIR SANDOZ 300 mg, comprimé pelliculé sécable :
Si vous avez arrêté de prendre ABACAVIR SANDOZ, pour quelque raison que ce soit, tout particulièrement parce que vous pensez avoir des effets indésirables ou une autre maladie :
Consultez votre médecin avant de reprendre votre traitement. Il vérifiera si vos symptômes étaient liés à une réaction d'hypersensibilité. S'il pense que cela pouvait être le cas, il vous demandera de ne jamais reprendre votre traitement par ABACAVIR SANDOZ, ni par aucun autre médicament contenant de l'abacavir (comme dolutégravir/abacavir/lamivudine, lamivudine/zidovudine/abacavir, abacavir/lamivudine ). Il est important que vous respectiez cette consigne.
Si votre médecin vous conseille de reprendre votre traitement par ABACAVIR SANDOZ, il se peut qu'il vous demande de prendre vos premières doses au sein d’une structure médicalisée.
4. QUELS SONT LES EFFETS INDESIRABLES EVENTUELS ?
#top
Redirection vers le haut de page
Une augmentation du poids ainsi que des taux de lipides et de glucose dans le sang peuvent survenir au cours d’un traitement contre le VIH. Ces modifications sont en partie dues à une amélioration de votre état de santé et du mode de vie ; concernant l’augmentation des lipides sanguins, celle-ci est parfois liée aux médicaments contre le VIH. Votre médecin procèdera à des examens afin d’évaluer ces changements.
Comme tous les médicaments, ce médicament peut provoquer des effets indésirables, mais ils ne surviennent pas systématiquement chez tout le monde.
Lorsque vous êtes traité pour le VIH, il est difficile d'affirmer qu'un symptôme est lié à un effet indésirable d’ABACAVIR SANDOZ ou d'autres médicaments que vous prenez, ou bien à l'infection par le VIH en elle-même. Il est donc très important que vous informiez votre médecin de tout changement de votre état de santé.
Même les patients qui ne sont pas porteurs du gène HLA-B*5701 peuvent développer une réaction d'hypersensibilité (une réaction allergique grave), comme expliqué dans cette notice, dans l’encadré intitulé "Réactions d'hypersensibilité".
Il est très important que vous lisiez et compreniez les informations concernant cette réaction grave.
En dehors des effets indésirables d’ABACAVIR SANDOZ listés ci-dessous, d'autres maladies peuvent se développer au cours d'un traitement associant plusieurs médicaments pour traiter l'infection par le VIH.
II e s t i m po r tant q u e v ous li s i e z l es i n f o r m at i ons m ent i on n ées p l us l o i n dans c ette r ub ri que, au pa r ag r a phe " Q u e l s s ont l e s aut r es ef f ets i ndé s i r a b l es é v e n tu e l s li és à u n e a ss o c i at i on de t r a i te m ents c ont r e l e V IH ".
Réac t i on s d' h y p e r s e n si b i li t é
A B A C A VI R S A N D O Z c on t i ent d e l ’a b a ca v ir ( q u i e s t ég a l e m ent une s ub s t a n c e a c t i v e de abacavir/lamivudine, lamivudine/zidovudine/abacavir, dolutégravir/abacavir/lamivudine ). L ’ a b a c a v i r peut e nt r aî n er une r éa c t i on a l l e r g i que g r a v e app e l ée « r é a c t i o n d ’ h y p e rs en s i b i l i té ».
Ces r éa c t i ons d ’ h y p e rs en si b i l i té o nt é té p l us f r éque m m ent ob s e r v é es c h e z l es p e rs onnes p r en a nt des m éd i c a m ents c onten a nt d e l ’ aba c a vi r.
Qu elles s on t les p e r s on n es s u s ce pt i b l e s d e d é v el opp er ce t y p e d e r é ac t i o n s ?
T oute pe rs on n e p r e n ant A B A C A V IR S A ND O Z e s t s u sc ept i b l e d e d é v e l o p per u n e r éa c t i on d' h y p e rs en si b i li t é à l ' a ba c a vi r, q ui p ou rr a i t m ena c er l e p r ono s t i c vi t al e n c as de p o u rs u i te d u t r a i t e m ent par A B A C A V IR S A ND OZ.
V ous a v e z p l us de r i s q u e d e dé v e l o p p er une te l l e r éa c t i on s i v ous êtes po r t e ur d'un gène a p p e l é H L A - B * 5 7 01 ( b i en q u e v o us p u i ss i e z d é v e l op p er une r é a c t i on d' h y p e rs en s i b i l i té s a n s êt r e po r teur de c e gène ). V o us d e v r e z a v o i r f a i t l ' ob j et d ' un d é p i s tage p our dé t e c ter l a p r é s en c e d e c e gè n e a v ant qu’ A B A C AV IR SA ND O Z ne v ous s o i t p r e scr i t. S i v ou s s a v ez qu e v ou s ê t e s po r t e u r d e c e g è n e, i nfo r m e z- en v ot r e m é d e cin a v a n t d e p r e nd r e A B A C A VI R S A ND OZ. Da n s une ét u de c li n i q ue, en v i r on 3 à 4 p at i ents s ur 100 t r a i tés par a ba c a vi r et non p o r teu r s d'un gè n e a p pe l é H L A - B * 57 0 1 ont dé v e l op p é u n e r éa c t i on d' h y p e rs en s i b i l i té.
Qu els s on t l e s s y mptôm e s ?
Les s y m ptô m es l es p l us f r éque m m ent r appo r tés s o nt :
· f iè v r e ( t e m pé r atu r e c o r po r e l l e é l e v ée) et é r upt i o n c u t a n ée.
Les aut r es s y m ptô m es f r éque m m ent ob s e r v és s ont :
· nau s ées ( e n v i e de v o m i r), v o m i ss e m ent s, d i a rr hée, do u l eu r s ab d o m i na l es ( m a l au v e nt r e) et f at i gue i n t en s e.
D'aut r es s y m ptô m es po ss i b l es i n c l u e nt :
Dou l eu r s a r t i c u l a i r es ou m u sc u l a i r e s, gon f l e m ent au n i v e a u du c o u, e ss ou ff l e m ent, m aux de go r g e, tou x, m aux de tê t e o cc a si onn e l s, i n f l a m m at i on o c u l a i r e (c on j on c t i v i te ), u l c é r at i o ns bu cc a l e s /a p hte s, h y p ot e n s i o n, f ou r m ill e m ents ou e n gou r d i ss e m ents des m a i ns ou des p i e d s.
A q u el mom e n t c es r é a c t i on s p e u v e nt- elles s u r v e n ir ?
Les r éa c t i o ns d' h y p e rs e n s i b i li t é pe u v e nt s u r v e n i r à n ’i m po r te q u el m o m ent du t r a i t e m ent par A B A C AV IR SA ND OZ, m a i s s ont p l us s u sc ep t i b l es d e s u r v e n i r a u c ou r s des 6 p r e m i è r es s e m a i nes de t r a i te m ent.
S i v ou s ê t es en c h a r g e d ’ u n e nf a n t t r ai t é p a r A B A C A V IR S A N D OZ, i l e st i mpo r t a n t qu e v ou s c omp r e n iez b ien l es i nfo r m a t i on s r e l a t i v es à c e tt e r éac t i o n d ’ h y p e r se n s i b ili t é. S i v ot r e e nf a n t d é v el opp e les s y mptô m es d éc r i t s ci -d ess o u s, il est esse nt i el qu e v o u s r es p e c t iez les i n s t r u c t i on s donn é e s.
C ont ac t ez i mm é d ia t e m e n t v ot r e m é d ecin :
1. si v ou s d é v el opp ez u n e é r upt i o n c ut a n ée, O U
2. si v ou s p r ése nt ez d e s s y mptôm es a pp a r t e n a n t à au mo i n s 2 d e s ca t é go r i es s u i v a nt es :
· f i è v r e,
· e ss ou ff l e m ent, m aux de g o r ge ou tou x,
· nau s ées ou v o m i ss e m ent s, d i a rr h ée o u d ou l eu r s a b d o m i na l e s,
· f at i gue i n t en s e ou c ou r bat u r e s, ou u ne s e n s at i on d e m a l a i s e g éné r a l.
Il se p e u t qu e v ot r e m é d e cin v ou s c on sei l le d' a rr ê t er v ot r e t r a i t e m e n t p a r A B A C A VI R S A N D OZ.
S i v ou s a v ez a r r ê t é v ot r e t r ai t e m e n t p a r A B A C A VI R S A ND OZ.
S i v ou s a v ez arrêté d e p r e nd r e A B A C A V IR S A ND O Z en r ai s o n d'un e r é a c t i o n d'h y p e r se n si b ili t é, v ou s n e d e v ez J A M A I S R E P R E ND R E v ot r e t r ai t e m e n t p ar A B A C A VI R S A ND OZ, n i p a r a u c u n a ut r e m é d i ca m e n t c ont e n a n t d e l ' a b a ca v ir ( c omm e abacavir/ lamivudine, lamivudine/zidovudine/abacavir, dolutégravir/abacavir/lamivudine ), c ar c e l a p ou rr a i t c au s e r, en q u e l ques he u r e s, une c h u te i m po r tan t e de v ot r e p r e ssi on a r té r i e l l e, p o u v ant ent r aîner l a m o r t.
S i v ous a v e z a rr êté d e p r end r e A B A C A V IR S A ND O Z, pour que l q u e r a i s on q ue c e s o i t - et tout pa r t i c u l i è r e m ent pa rc e qu e v ous p en s e z a v o i r des e ff ets i ndé s i r a b l e s, ou e n r a i s o n d ’ u n e a ut r e m a l ad i e :
con s u l t e z v ot r e m éde c i n a v a n t d e r ep r end r e v ot r e t r a i te m ent. Il v é r i f i e r a si v o s s y mptôm es é t a i e n t liés à un e r é a c t i o n d'h y p e r se n s i b ili t é. S ' il p e n se qu e cela pou v ait ê t r e le cas, il v ou s d e m a nd e r a al o r s d e n e ja m ais r e p r e nd r e v ot r e t r ai t e m e n t p ar A B A C A VI R S A N D OZ, n i p ar a u c u n a ut r e m é d ica m e n t c ont e n a n t d e l ' a b a ca v ir ( c om m e abacavir/lamivudine, lamivudine/zidovudine/ abacavir, dolutégravir/abacavir/lamivudine ). Il e s t i m po r tant q ue v ous r e s p e c t i e z c e t te c on s i gne.
P a r f o i s, des r éa c t i ons d ’ h y p e rs en s i b i l i té s o nt s u rv enues c h e z des pe rs o nn es a y a nt r ep r i s un t r a i te m ent c ont e na n t de l’ aba c a vi r, b i e n q u ’ e ll es n ’ a v a i e nt p r é s e n té q u ’ u n s eul d es s y m ptô m es s i gn a l és s ur l a Ca r t e d e M is e en G a r d e a v a nt l ’ a rr êt d u t r a i t e m ent.
T r ès r a r e m ent, des pa t i en ts a y a nt dé j à p r i s des m éd i c a m ents c onte n ant de l ’ aba c a vi r s a ns a v o i r dé v e l op p é d e s y m p t ô m e d ’ h y pe rs en s i b i l i té, ont d é v e l oppé u n e r éa c t i o n d ’ h y pe r s en s i b i l i té l o r s d e l a r ep r i s e d e c es m éd i c a m ent s.
S i v o t r e m éde c i n v o us c on s e i l l e de r ep r e n d r e v ot r e t r a i t e m ent par A B A C A V IR S A N D OZ, i l s e p eut qu ' i l v ous de m ande d e p r e nd r e v os p r e m i è r es do s es a u s e i n d ’ une s t r u c tu r e m éd i c a l i s ée.
S i v ou s p r é s e nt ez un e h y p e r s e n si b i l i t é à A B A C A V IR S A ND OZ, v ou s d e ve z r a ppo r t er tou s l es c omp r i m é s d’ A B A C A V IR SANDOZ inutilisés pou r d e s t r u c t i on. De m and e z c on s e i l à v ot r e m éde c i n o u à v ot r e p ha r m a c i en.
U n e Ca r te de M i s e e n G a r de est i n cl u se d a n s la bo î t e d ’ A B A C A V IR S A N D O Z pou r v ou s r a pp el e r, ai n si qu ’à l’é qu i p e m é d ica l e, le r i s qu e d e r éac t i o n d ’ h y p e r se n si b il i t é. Dé t ac h ez ce tt e ca r t e et c on s e r v e z- la s u r v ou s en p e r m a n e n ce.
E ffets indé s i r ab l es f r équ e nts
Ils peuvent concerner j u s q u' à 1 p e r s onn e s u r 1 0 :
· r éa c t i on d' h y p e rs en s i b i l i té,
· en v i e de v o m i r ( n au s ée s ),
· m aux de tête,
· v o m i ss e m ent s,
· d i a rr h é e,
· pe r te d ' ap p ét i t,
· f at i gue, m anque d' é ne r g i e,
· f i è v r e ( te m pé r atu r e c o r p o r e ll e é l e v ée ),
· é r upt i ons c u t an é e s.
E ff e t s i nd é s i r a b l es r a r es
I l s p e u v ent c o n c e r ner j u s q u' à 1 p e r s onn e s u r 1 000 :
· i n f l a m m at i on du p a n cr éas ( pan cr éa t i te).
E ff e t s i nd é s i r a b l es t r ès r a r es
I l s p e u v ent c o n c e r ner j u s q u' à 1 p e r s onn e s u r 1 0 0 0 0 :
· é r upt i ons c uta n ée s, po u v a nt f o r m er des c l oques a y ant l ’ ap p a r en c e d ’ u n e pe t i te c i b l e ( p e t i t es ta c hes c ent r a l es s o m b r es ent o u r ées d ’ une z o n e p â l e bo r d é e d ’ un a n ne a u s o m b r e) ( é ry thème po l y m o r phe ),
· é r upt i on c ut a née g éné r a l i s ée, a v ec c l oq u es et dé c o l l e m ent de l a peau, p a r t i c u li è r e m ent autour de l a b o u c he, du ne z, des y eux et des pa r t i es gén i ta l es ( sy nd r ome de S te v e n s-J ohn s on ), a i n s i qu'u n e f o r m e p l us g r a v e d ' é r upt i on c u t an é e ent r a în an t un dé c o l l e m ent de l a p e a u s ur p l us de 30 % de l a s u r f a c e c o r po r e l l e ( né cr o l ys e é p i d e r m i que to xi que ),
· acidose lactique (excès d’acide lactique dans le sang).
S i v ou s c on s t a t ez l 'u n d e ces s y mptôm e s, c on s u l t e z u n m é d ecin d e tout e u r g e n ce.
S i v ou s c on s t a t ez d e s e f f e t s i nd és i r a b l es
S i v ous r e ss ent e z q ue l ’ un des e ff ets m ent i on n és s ’ a gg r a v e ou d e vi e nt g ê na n t ou s i v ous r e ss ent e z des e ff ets i ndé s i r a b l es non m ent i o n nés d a ns c ette n o t i c e, v e u illez en i nfo r m e r v ot r e m é d ecin o u v ot r e ph a r m ac i e n.
Qu els s on t les a ut r es e ff e t s i nd ési r a b l es é v e ntu els liés à un e ass o cia t i o n d e t r ai t e m e nt s c ont r e le V I H
D'aut r es m a l ad i es p e u v ent s e dé v e l o p per au c ou r s d'un t r a i t e m ent c ont r e l e V IH a ss o c i ant p l u s i eu r s m éd i c a m ent s, dont A B A C A V IR SA N D OZ.
S y mptômes d’infection o u d’inflammation
Réac t i v a t i o n d ’a n c ie nn es i nf ec t i on s
Le s y s t è m e i m m un i ta i r e d es pe rs o n nes à u n s t a de a v a n c é de l e ur i n f e c t i on p ar l e V IH ( S ID A ) e s t a ff a i b li, c e q ui p eut f a v o r i s er l a s u rv en u e d' i n f e c t i ons g r a v es (i n f e c t i ons o p po r t u n i s te s). A u dé b ut d u t r a i te m ent, c es p e rs on n es pe u v e nt s e r end r e c o m pte que des i n f e c t i o ns a nté r i e u r e s, j u s q u e - l à i n vi si b l e s, s u rv i e n nent de f a ç on s oud a i n e, c a u s ant des s i g nes e t s y m ptô m es r é v é l a t eu r s d' u ne i n f l a m m at i on. Ces s y m pt ô m e s s ont p r obab l e m ent dus au f a i t que l e s y s tè m e i mm un i ta i r e d e l eur o r ga n i s m e s e r en f o rc e, et que l e c o r ps c o m m en c e par c on s é q uent à c o m batt r e c es i n f e c t i o n s. C es s y m ptô m es i n c l uent g é né r a l e m ent une f i è v r e, a cc o m p agn é e d e c e r t a i ns des s y m ptô m es s u iv a n ts :
· maux de tête,
· maux d'estomac,
· difficultés à respirer.
Dans d e r a r es c a s, c o m m e l e s y s tè m e i m m un i ta i r e s e r en f o rc e, i l p eut ég a l e m ent att a q u er l es t i ss us s a i ns du c o r ps ( ma l ad i es auto -i mm u ne s ). Les s y m pt ô m es de m a l ad i es a u to - i m m unes peu v e n t appa r aît r e p l u si eu r s m o i s ap r ès l e dé b ut du t r a i t e m e nt c ont r e l ' i n f e c t i o n par l e V IH. C es s y m ptô m es pe u v e n t i n c l u r e :
· pa l p i t at i ons ( ba t te m ents c a r d i a q ues r a p i d es ou i rr ég u l i e rs ) ou t r e m b l e m ents,
· h y p e r a c t i v i té ( a g i t a t i o n e t m ou v e m ents e xc e ss i f s ),
· f a i b l e ss e p a r ta n t des m a i ns et d es p i eds et r e m onta n t v e r s l e t r on c.
S i v o us d é v e l o pp e z un o u p l u s i e u r s de c es s y m p t ô m es pendant v ot r e t r a i t e m ent par A B A C A V IR SA N D O Z :
I nfo r m e z- en i mm é d ia t e m e n t v ot r e m é d eci n. Ne p r en e z pas d' a ut r es m éd i c a m ents pour t r a i ter l ' i n f e c t i o n s ans a v i s m éd i c a l.
V ou s pou v ez d é v el opp er d es p r ob l è m es o sse u x
Ce r ta i ns pa t i ents p r e na n t une a ss o c i a t i o n de t r a i te m ents c ont r e l e V IH p eu v e n t d é v e l o p per u n e m a l ad i e ap p e l ée o s té o né cr o s e. Cet t e m a l ad i e ent r a în e l a m o r t de c e r t a i n es p a r t i es d u t i ss u o ss eux par m anque d' i r r i ga t i o n s a ng u i ne de l 'o s. Le r i s que de d é v e l o pper c e t te m a l a d i e e s t p l us i m po r tant c h e z l es p e rs onnes qui :
· s ont s ous t r a i te m ent par a ss o c i at i on d ' an t i r ét r o vi r a ux d ep u i s l o ngte m p s,
· p r en n ent ég a l e m ent des m éd i c a m ents an t i - i n f l a m m ato i r es ap p e l és c o r t i c oï d e s,
· c on s o m m ent de l 'a l c o o l,
· ont u n s y s tè m e i m m un i ta i r e t r ès a ff a i b li,
· s ont en s u r p o i d s.
L es si gn e s é v o ca t e u r s d ' un e o s t é on é c r o se c omp r e nn e n t :
· une r a i d eur au n iv eau des a r t i c u l at i on s,
· des d o u l e u r s ( en p a r t i c u li er de l a h an c h e, du g e nou ou de l 'ép a u l e ),
· des d i ff i c u l tés p our s e m ou v o i r.
S i v o us r e m a r qu e z u n o u p l u s i eu r s d e c es s y m ptô m es :
Info r mez-en v ot r e méde ci n.
Déclaration des effets secondaires
Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, parlez-en à votre médecin ou votre pharmacien. Ceci s’applique aussi à tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette notice. Vous pouvez également déclarer les effets indésirables directement via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet :
En signalant les effets indésirables, vous contribuez à fournir davantage d’informations sur la sécurité du médicament.
5. COMMENT CONSERVER ABACAVIR SANDOZ 300 mg, comprimé pelliculé sécable ?
#top
Redirection vers le haut de page
Tenir ce médicament hors de la vue et de la portée des enfants.
N’utilisez pas ce médicament après la date de péremption indiquée sur la plaquette et l’emballage après « EXP ». La date de péremption fait référence au dernier jour de ce mois.
Ce médicament ne nécessite pas de précautions particulières de conservation.
Ne jetez aucun médicament au tout-à-l’égout ou avec les ordures ménagères. Demandez à votre pharmacien d’éliminer les médicaments que vous n’utilisez plus. Ces mesures contribueront à protéger l’environnement.
6. CONTENU DE L’EMBALLAGE ET AUTRES INFORMATIONS
#top
Redirection vers le haut de page
Ce que contient ABACAVIR SANDOZ 300 mg, comprimé pelliculé sécable
· La s ub s t a n c e a c t i v e e s t : l ’ aba c a vi r.
Chaque comprimé pelliculé contient 300 mg d’abacavir.
· Les aut r es e xc i p i ents s o n t :
Noyau :
Cellulose microcristalline (PH 102), carboxyméthylamidon sodique (type A), silice colloïdale anhydre, stéarate de magnésium
Pelliculage
OPADRY jaune 85F520373 : Alcool polyvinylique hydrolysé, dioxyde de titane (E 171), talc, oxyde de fer jaune (E 172), macrogol/PEG.
Qu’est-ce que ABACAVIR SANDOZ 300 mg, comprimé pelliculé sécable et contenu de l’emballage extérieur
Les comprimés pelliculés sécables d’ABACAVIR SANDOZ sont jaunes, de forme oblongue, biconvexes et gravés « H » sur une face avec une barre de cassure et « A » et « 26 » séparés par la barre de cassure sur l’autre face (18,50 mm x 7,30 mm).
ABACAVIR SANDOZ est conditionné dans des plaquettes en PVC/Alu ou en Alu/Alu par boite de 60 et 180 comprimés pelliculés sécables.
Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.
Titulaire de l’autorisation de mise sur le marché
SANDOZ
9 PLACE MARIE-JEANNE BASSOT
92300 LEVALLOIS-PERRET
Exploitant de l’autorisation de mise sur le marché
SANDOZ
9 PLACE MARIE-JEANNE BASSOT
92300 LEVALLOIS-PERRET
Fabricant
SALUTAS PHARMA GMBH
OTTO-VON-GUERICKE-ALLEE 1
SACHSEN-ANHALT
39179 BARLEBEN
ALLEMAGNE
OU
LEK PHARMACEUTICALS D.D.
VEROVSKOVA ULICA 57
1526 LJUBLJANA
SLOVENIE
Noms du médicament dans les Etats membres de l'Espace Economique Européen
Ce médicament est autorisé dans les Etats membres de l'Espace Economique Européen sous les noms suivants : Conformément à la réglementation en vigueur.
À compléter ultérieurement par le titulaire
La dernière date à laquelle cette notice a été révisée est :
à compléter ultérieurement par le titulaire
Autres
Des informations détaillées sur ce médicament sont disponibles sur le site Internet de l’ANSM (France).
Haut de page (#top)